Nintendo-RPG

Un RPG avec les personages de Nintendo


 
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La Légende de Zelda : Retour aux Origines


Chapitres :
Prologue : Une légende sans fin.
Chapitre 1: Un jour particulier...
Chapitre 2 : … Trop particulier !
Chapitre 3 : Dix-huit ans, l'aube d'un nouveau départ.
Chapitre 4 : Préparatifs... exténuants.
Chapitre 5 : Le donjon du Château.
Chapitre 6 : Retrouvailles et séparations.
Chapitre 7 : En route pour l’île de l'Aurore.
Chapitre 8 : Éclaircissement...
Chapitre 9 : Nouvelle destination !
Chapitre 10 : Mercantîle, l’île marchande.
Chapitre 11 : De problème en problème.
Chapitre 12 : Détour obligatoire !
Chapitre 13 : En route pour l'île du Dragon.
Chapitre 14 : La caverne du Dragon.
Chapitre 15 : Un dragon parfois grognon mais très très bon !
Chapitre 16 : L'île aux Forêts.
Chapitre 17 : Le vénérable Esprit de la Terre.
Chapitre 18 : Le labyrinthe des Bois Défendus.
Chapitre 19 : Plus qu’une !
Chapitre 20 : Grabuge à Mercantîle !
Chapitre 21 : Retour au calme...
Chapitre 22 : L’étrange trio du Désert. NEW
Chapitre 23 : 2 + 3 = 5, le groupe s’agrandit. NEW
Chapitre 24 : La grotte du grand Jabu-Jabu. NEW
Chapitre 25 : L’ancienne fontaine des fées. NEW
Chapitre 26 : Ne regardez pas le renard qui passe… NEW
Chapitre 27 : Les trois îles triangulaires. NEW


Prologue : Une légende sans fin.

Tout commence dans un monde dangereux et chaotique, quand trois déesses vinrent de nulle part. La première créa la terre, le sable et les montagnes. La deuxième créa les océans, les mers, les rivières et le ciel. La dernière, quant à elle, créa la vie sous toutes ses formes. Enfin, elles repartirent dans les cieux en laissant le symbole de leurs pouvoirs. Ainsi furent créés Hyrule et le Saint Royaume.

Malheureusement pour lui, ce royaume ne fut pas destiné à une existence paisible. Un vil seigneur du Mal décida de conquérir Hyrule, le Saint Royaume et le symbole de la puissance des déesses. De sa faute, le pouvoir des déesses fut brisé en trois et deux morceaux furent remis à la main de deux élus tandis qu'il gardait le dernier. Alors qu'il imposait son régime de terreur, Un héros venu du temps, un des élus, libéra le peuple tyrannisé, le royaume et sa princesse, deuxième élue. Et le vil seigneur fut enfermé dans les ténèbres.

Des années plus tard, le seigneur du mal finit par sortir du royaume de l'ombre, où il était enfermé, grâce à l'aide d'un usurpateur et plongea le royaume d'Hyrule dans les ténèbres. Heureusement, le héros élu des déesses mit fin à ses plans et sauva le royaume de la lumière et celui des ténèbres. Le vil personnage fut de nouveau enfermé.

Des siècles eurent encore passé avant que l'affreux ennemi du royaume se libéra de ses chaînes et réprima une nouvelle fois le pauvre peuple qui espérait que le héros viendrait encore à leur secours. Mais le héros ne vint point et le peuple n'eut alors d'autre choix que de prier les déesses. On n'entendit alors plus jamais parler du Royaume jusqu'au jour où un de ses descendants remporta l'épreuve des dieux. Il se rendit donc à l'ancien royaume et vaincu une dernière fois le vilain. Malheureusement, le royaume resta inondé sous les eaux.

Les descendants de la lignée royale et du héros du temps se mirent alors en quête d'un nouveau royaume. Ils traversèrent les mers et les océans jusqu'à trouver une terre où vont et viennent des voies ferrées. Cents ans après, les descendants vainquirent le Roi Démon, être enfermé anciennement par les dieux de ces terres.

Pour l'heure, plus de trois cent ans sont passés depuis. Et les descendants vivent tranquillement dans la contrée où ils sont installés. La lignée royale à la citadelle, la lignée du temps dans un petit village au doux nom de Village Prokis.

Chapitre 1: Un jour particulier...

Toute la citadelle était en effervescence. Plus que d'habitude d'ailleurs. Des citadins nettoyaient les rues, certains s'occupaient des jardins et des parterres alors que d'autres décoraient les bâtiments. Le magasin et l'école étaient fermés et pourtant même les enfants aidaient leurs parents au lieu de jouer dans les rues. Mais que ce passait-il ici ?

Le château, exceptionnellement étincellent, n'était pas plus tranquille. Les femmes de ménage couraient dans toutes les pièces, à l’affût de la moindre tâche. La cuisine, elle, était dans un pire état qu'une ruche en plein printemps et les majordomes préparaient la salle de bal et décoraient les pièces principales du château. Dans son coin, Le roi surveillait de près, ou plutôt de loin surtout après avoir risqué de se ramasser un coup de marteau sur la tête, les préparatifs quand son conseiller vint faire son rapport :
- Les préparatifs avancent bien; nous sommes dans les temps. Mais êtes-vous sûr que la Princesse ne risque pas de rentrer maintenant ?
Le vieil homme barbu hocha de la tête. Le Roi du Royaume était de taille moyenne et plutôt rond. Ses longs cheveux blancs se mêlaient à sa barbe. Son apparence avait beau lui donné l'air d'un vieillard fatigué de la vie, Taen était encore vif et fort. Ce n'était pas pour rien qu'il était le Roi le plus respecté de sa lignée, du moins d'après les maigres informations que la bibliothèque possédait.
- Bien ! Continue de vérifier que tout se déroule en temps et en heures.

Pendant ce temps, le train royal voyageait dans la Contrée Marine. Dans son wagon, une magnifique jeune demoiselle aux longs cheveux d'or était en train de regarder le paysage d'un air triste.
- Pourquoi suis-je de corvée royale un tel jour? En plus personne au château à l'air de se rappeler que...
- On est arrivé, Princesse !
- Oh, Dame Bicelle ! Ne pourrait-on pas rentrer maintenant ?
La locomo la regarda d'un air compatissant. Si seulement elle savait...
- Allez, Zelda! Ne fais pas cette tête ! On est à Papousia. Ensuite, on fait juste un passage éclair au village Goron, puis au sanctuaire des sables. Tu pourras ensuite faire tout ce qui te chante cet après-midi !
Zelda soupira, puis regarda Dame Bicelle qui continuait de lui sourire et sortit du wagon pour faire le tour de Papousia.

- Bon sang ! Mais dépêche-toi un peu !
Le grand homme de la quarantaine qui venait de crier s'impatientait. Il faut dire qu'il était d'une ponctualité maladive. Son teint virait au blanc à chaque fois qu'il se considérait comme en retard, ce qui revient pour une personne normale à être plus ou moins une demi-heure à l'avance. Son interlocuteur, un jeune homme mince aux cheveux blonds et aux yeux de saphir, ne pressait pas le pas pour autant.
- Ce n'est pas vrai ! Tu le fais exprès ou quoi ?
Le jeune homme de dix-huit ans ralentit alors le pas, ce qui n'était peut-être pas la meilleure idée qu'il ait eut sur le coup.
- Raaah !
Le Jeune homme fit demi-tour et passa de la première à la cinquième pour éviter de se faire prendre par le taureau ambulant qu'était devenu son interlocuteur. Après avoir sprinté trois fois le tour du village Prokis, Le jeune décida qu'il valait mieux enfin monter dans le train. Il prit sa place dans la locomotive et le taureau s'installa dans l'unique wagon.
- Allez, Link! En route !
- Bien, Térence...

- Bon, On en a fini avec les visites !
- Oui, s'exclama Zelda, enfin !
- Oh ! Tu ne vas quand même pas me dire que rendre visite à Tendor est si terrible que ça !
- Non, pas du tout ! C'est juste que j’aie autre chose en tête...
Dame Bicelle avait envie de lui dire qu'elle le savait. D'ailleurs, ça lui faisait repenser que Tendor avait failli... Quel idiot !
- Ah ! Dans ce cas-là, on ne va pas rester moisir ici ! Chauffeur! Direction la Citadelle !

Le petit trajet qui relie le sanctuaire à la citadelle parut étrangement long à Zelda. Surtout l'arrêt à la tour des dieux où ils s'étaient arrêtés en réalité deux minutes. Après ce que la Princesse considérait comme trois heures, ils arrivèrent et débarquèrent.
- Oh ! Il a été rapide cette fois-ci, Nous n'avons même pas mis trois quarts d'heures !
Zelda regarda Dame Bicelle du coin de l'œil et fut surprise de ne plus la voir sourire. Elle comprit rapidement pourquoi : la citadelle était déserte.
- Ce n'est pas normal, dit la Princesse, c'est le jour du marché. Il devrait y avoir du monde !
- En effet ! Et cela m'inquiète...Ce silence !
Elles avancèrent en direction du château. Arrivées à l'entrée, aucun garde n'était présent.
- Oh... Je n'aime pas ça, commenta la locomo.
Zelda secoua la tête. Une chose si horrible ne pouvait pas arriver, pas aujourd'hui. Elles rentrèrent. Le hall ne présentait rien de suspect, à part le fait qu'il était vide, lui aussi.
- Dame Bicelle, Je commence à avoir peur...
- Du nerf, ma belle ! Je suis là ! Il faut continuer, on va bien trouver quelqu'un !
Elle entraîna Zelda dans la salle du trône : personne! Le bureau de son père : personne ! La chambre du Roi : personne ! Les autres chambres, les cuisines, les toilettes : personne ! Pas âme qui vive, excepté nos deux aventurières.
- Bon ! Dernière pièce !
Zelda ouvrit la porte de la salle de bal, plongée dans le noir. Elle entra, suivie de Dame Bicelle dont le sourire était revenu. Elle n'eut le temps de fermer la porte que...

Chapitre 2 : … Trop particulier !

- SURPRISE !
La Princesse sursauta sur le coup et fut éblouie quand les rideaux de la pièce furent ouverts. Tout le monde était là. Darmen, le chef du Village Goron, et les doyens Gorons; le maire du Village Skimo et sa secrétaire, la voyante de Papousia ainsi que le vieux Térence et le magnifique jeune conducteur de train. Zelda rougit en le voyant. Il faut dire qu'il était si mignon...
- Joyeux anniversaire, mon Infante !
Le Roi, dont la tête était bandée malgré ses précautions, vint embrasser sa fille. Ils n'avaient pas oublié pour finir.
- Bien ! Puisque tout le monde est là, je propose que nous passions à table. Ma fille, j'espère que tes dix-huit ans seront inoubliables !
Et pour être inoubliable, Ils le furent ! Tous les convives s'installèrent à table sans aucuns problèmes. Les ennuis commencèrent seulement au service quand l'un des majordomes renversa la soupe sur la Princesse à cause du parquet un peu trop glissant. En passant, merci aux femmes de ménages ! Comme un problème n'arrive jamais seul, il ne fallait pas s'étonner que cette dernière glisse sur une flaque d'eau laissée par un ancien cube de glace Skimo. Encore que ce n'était rien par rapport à Térence qui, tellement pressé par le temps, finit par renverser le gâteau sur sa royale Altesse. Sans compter le verre de vin, la robe déchirée lors de la danse avec Link, le discours un peu trop particulier du Roi qui avait, à ce moment-là, plus d'un verre dans le nez, et j'en passe ! Au final, sept robes, trois paires de chaussures, deux milles six cents quarante-sept rubis de pressing et un fameux coup au moral: Un anniversaire comme on les aime !

La « fête » ou le fiasco se termina aux alentours de trois heures, le lendemain matin. Pour l'occasion, le Roi avait proposé aux invités de rester dormir au château, au grand désespoir de la Princesse. Il faut dire que dans l'état de sobriété dans lequel ils étaient, même retourner en train était dangereux. Tous finirent donc par atteindre leurs chambres avec plus ou moins de difficultés. Dans la sienne, Zelda ne disait rien malgré les innombrables essais de Dame Bicelle pour lui extirper ne serait-ce qu'un mot.
- Oh, ma Princesse ! Ne fais pas cette tête ! Ça n'a pas été aussi horrible que ça ! Et puis, Je suis sûre et certaine que le meilleur reste à venir... D'ailleurs, je vais te laisser ma Belle. Bonne nuit...
La locomo sortit de la pièce. Zelda entendit la porte se fermer mais ne se retourna pas. La lune était si belle et paisible. La Princesse ne se rendit même pas compte que sa plus fidèle amie avait laissé sa place à un autre visiteur.
- Puis-je vous déranger, Princesse ?
L'interpellée sursauta et rougit à sa vue. Ce beau jeune homme aux yeux de saphir. Comment ne pas résister à son charme ?
- Bien sûr ! Que me vaut le plaisir de votre visite ?
Link rougit à sa question. Que lui valait le plaisir de le voir ? Il n'aurait jamais pensé que son plaisir soit réciproque. Il faut avouer que la Princesse était si ravissante. Une demoiselle élancée au visage d'ange et aux cheveux de blé...
- Link ? Le jeune homme sortit de sa rêverie, surpris. Un peu trop même. Zelda ne put s'empêcher de rire de sa chute.
- Je venais voir si vous alliez bien, Princesse.
- Très aimable de votre part ! Sur le coup, je vais mieux. Et ce, grâce à vous. Merci !
- De rien, Princesse. Je vais vous laisser, alors. Je vous souhaite une bonne nuit.
- À vous aussi. Faites de beaux rêves.
Link fit une révérence et s'éclipsa. La Princesse, elle, se changea, s'installa dans son lit et s'endormit en rêvant d'un jeune homme aux yeux de saphir...

Chapitre 3 : Dix-huit ans, l'aube d'un nouveau départ.

Le silence régnait en ce début d'après-midi : tout le monde dormait. Tout le monde... Excepté la magnifique demoiselle aux longs cheveux d'or qui, n'arrivant plus à dormir, s'affairait dans la bibliothèque. Quand elle eût enfin choisi son livre, elle s'installa à une table et plongea dedans. Au bout d'un moment, elle releva la tête et...
- WouaaAAAAAH !!!
… Tomba soudainement en arrière quand elle vu le visage de Dame Bicelle à cinq centimètres du sien.
- Dame Bicelle ! Il y a longtemps que vous êtes là ?
- Oh ! À peu près une heure, Princesse. Mais tu étais tellement absorbée que je n'ai pas osé te déranger. Qu'es-tu en train de lire ?
- Les anciennes légendes, Dame Bicelle. Elles sont vraiment intéressantes !
- Encore en train de les lire?
- Oui... Quand je ne me sens pas trop bien, j'aime bien les lire. Toutes ces princesses, sauvées chacune par un mystérieux jeune homme...
- Je me souviens quand ton ancêtre Tétra me les racontait. Une véritable aventurière dans l'âme. Un peu comme toi, je trouve...
- Le royaume dont il est question devait être magnifique...
- Pourquoi n'irais-tu pas à sa recherche ?
- Vous rigolez ?
- J'ai une chance de rajeunir ?
- Euh... Non.
- Pourquoi poses-tu des questions idiotes, alors ?
- Mais Papa ne voudra pas....
- C'est sûr que si tu ne lui demandes pas...
- Et puis, je ne peux pas y aller seule !
- Pas de problèmes : Je connais quelqu'un qui accepterait volontiers de te suivre n'importe où !
La locomo se détourna vers l'entrée ou Link – étant donné que ça convient très bien même si ce n'est pas français – poireautait.
- Bonjour, Link. Avez-vous bien dormi ?
- Très bien, Princesse. D'un sommeil paisible et tranquille.
- Dis-moi, mon petit Link. Que dirais-tu de partir à l'aventure avec la Princesse?
- Ce serait un véritable honneur!
- Bon, d'accord ! Mais papa....
- Sera tout à fait d'accord !
Ce bon vieux Roi Taen, dégrisé de la veille, avança jusqu'au petit comité restreint à la surprise générale. Mise à part, bien sûr, cette chère Dame Bicelle :
- Je me demandais si vous alliez intervenir ou si vous alliez rester dans votre coin.
- Je trouvais ce moment opportun. Enfin, tout cela pour te dire, Princesse, que toi et Link avez mon accord pour partir à la recherche du Royaume de légende.
La Princesse sauta dans les bras de son cher paternel. Il venait de lui faire le plus beau cadeau de son anniversaire : celui dont elle rêvait depuis qu'elle savait lire.
- Bien !
Dame Bicelle conclut avant de partir.
- Puisque tous ces détails sont réglés, on va pouvoir organiser les préparatifs ! Zelda, repose-toi et fais ta valise. Toi aussi, Link. Puis retrouvons-nous ici... Voyons... Vers cinq heures et demie.
Zelda et Link acquiescèrent synchroniquement et quittèrent la bibliothèque.

Link s'installa dans sa locomotive, la mit en route et commença à démarrer. Il avait atteint sa vitesse de pointe quand soudainement :
- LIIIIINK !!!
Link se retourna et vit Térence courir après le train. Il freina sec. Un peu trop d'ailleurs, si bien que cet adorable Térence se pris l'arrière du wagon en plein fouet.
- Euh... Désolé...
- Pas grave...

Pendant ce temps-là, la Princesse courait de long en large dans sa chambre pour préparer ses affaires. Une robe à gauche, une paire de chaussures à droite, une brosse à cheveux...
- Tu ne vas quand même pas prendre tout cela ?
- Pourquoi, Dame Bicelle ?
- Tu ne trouves pas que six valises et quatre sacs à main, ça fait un peu beaucoup pour partir à l'aventure ?
- Vu sous cet angle...

- Donc tu pars à l'aventure avec la Princesse ?
- Exactement !
- Il y en a qui ont de la chance ! Quoique...
- Quoique quoi ?
- C'est tout de même une princesse. Tu vas devoir la supporter, elle et ses caprices, jusqu'au moment où elle décidera de rentrer.
- Je ne pense pas... Bon il est temps de retourner au Château !
- D'accord, mais tu roules moins vite, et tu m'attends avant de démarrer. D'accord, Link ?
- Oui, puisqu'il le faut... Pour une fois !

Chapitre 4 : Préparatifs... exténuants.

Cinq heures et demie sonnait à la grande horloge de la citadelle. Zelda, Link et Dame Bicelle préparaient leur voyage et leurs itinéraires. Malheureusement, ils ne possédaient que très peu d'informations.
- Nous ne savons même pas où nous rendre !
- Du calme, Princesse ! Nous devons procéder avec ordre et méthode ! Dans cette histoire, la chose dont on est les plus sûrs, c'est la fin.
- Dame Bicelle, vous voulez donc dire que l'on doit partir de la fin pour arriver au début ?
- Link, tu n'es pas blond pour rien, toi ! Sinon, c'est exactement ça. Nous devons partir de la dernière légende et remonter au fur et à mesure.
- La dernière légende, c'est celle du Roi Démon. Ça ne nous avance pas !
- Si ! Mais il faut remonter plus loin encore. Dans la légende de l'Odyssée, un détail pourrait nous aider.
La locomo se tourna vers la Princesse dont la tête fumait tellement elle réfléchissait. Elle finit quand même par s'écrier :
- Le Lion Rouge !
- Bien ! Même si tu ne sais pas ce qu'est le Lion Rouge, sais-tu où on pourrait le trouver ?
- Quelque chose me dit qu'on en saura plus à la Tour des Dieux.

Le trajet Citadelle-Tour des Dieux fut extrêmement rapide, de même que l'ascension de cette dernière. Arrivés dans la pièce finale, les trois aventuriers fouillèrent, à la recherche du moindre indice quand :
- Ici! Ce document raconte l'arrivée de mon ancêtre Tétra. Bizarre, je sais lire une langue que je ne connais pas...
- C'est de l'hylien, Princesse. L'ancienne langue du royaume d'Hyrule. Voyons... D'après ceci, le Lion Rouge disparu une fois que vos ancêtres furent installés sur ces terres. Mais un objet caché dans le donjon du Château pourrait le rappeler. Tiens, on dirait des directions en bas de la page...
- Haut, droite, bas et gauche. Facile à retenir !
- d'accord, Link. Retiens bien, alors ! Je disais donc, un objet caché dans le donjon du Château. Mais Il n'y a pas de donjon dans le Château. Je me trompe, Princesse?
La Princesse faisait les cents pas tout en réfléchissant.
- Oui, il n'y a pas de donjon dans le Château. Cependant, dans le passage qui relie le Château à la Tour, il y a un passage condamné.
- Je vois où tu veux en venir, Princesse. Le seul moyen de savoir, c'est d'aller voir !

Zelda, Dame Bicelle et Link rentrèrent donc au Château plus ou moins sans casse (signalons juste au passage que Link, ayant raté la première marche de la tour des dieux, se retrouva en bas en moins de temps qu'il ne faut pour le dire). Ils traversèrent le hall et prirent la direction du jardin où la grotte du raccourci vers la Tour était obstruée par un rocher. Comme ils allaient rester planter devant pendant des heures, Dame Bicelle s'exclama :
- Encore heureux que c'est la saison des choux-péteurs !
Link et Zelda se regardèrent comme des idiots. Dame Bicelle essaya d'arracher un chou mais elle n'avait pas assez de force. Link prit alors la relève et déposa le chou devant le rocher. Quelques secondes suffirent pour que le tout explose et dévoile l'entrée de la grotte dans laquelle nos trois aventuriers rentrèrent.
- Rappelez-moi pourquoi on devait absolument passer par le Château ?
- Link, tu m'énerves ! On ne sait pas prendre le raccourci depuis la Tour des Dieux.
- Ah oui, juste ! On ne sait pas grimper jusque l'entrée.
- Link ! Dame Bicelle ! Restez concentrés ! On ne sait pas où se trouve l'accès au donjon.
- Oui, Princesse. Tu as raison. Surtout que l'entrée ne doit pas être loin.
- En parlant de l'entrée, que pensez-vous de ce puits condamné ?
- Oui, mon petit Link. Ça a l'air d'être ça.
- Link, vous êtes génial !

Chapitre 5 : Le donjon du Château.

Notre héros hyrulien descendit dans le puits. La première salle ne présentait rien de particulier : juste une énigme. Link s'avança vers l'unique stèle présente. « Seul celui ou celle qui arrive à résoudre le mystère de l'aigle peut avancer jusqu'au trésor. » Juste au-dessus de la porte fermée d'une grille se trouvait la tête d'un aigle. Et au bas de la porte, le symbole d'Hyrule : les ailes de l'aigle.
- L'épreuve a l'air compliqué mais je suis sûr que ce n'est pas aussi difficile que ça. Il faut juste réfléchir un peu... Il faudrait peut-être que je sache quoi faire d'abord...
« Complétez-moi et vous pourrez avancer. »
- Qui a parlé ?
Pas de réponse. Link regarda dans toute la salle. La seule chose pouvant encore avoir émis un son était la tête d'aigle au-dessus de la porte.
- Bon... Le compléter... Mais comment ? Peut-être en imitant le cri de l'aigle...

Link était toujours en train « d'imiter » l'aigle en battant de ses bras et en gloussant comme un dindon quand la Princesse descendit dans le donjon. Ne sachant pas comment réagir au comportement du jeune homme, Zelda se pencha sur la devinette de la stèle.
- Link, peux-tu arrêter trente secondes et me dire quel est le mystère de l'aigle ?
- Euh... « Complétez-moi et vous pourrez avancer ». Un truc du style...
Zelda soupira...
- Ce qui faut compléter c'est le symbole sur la porte. Regarde : il manque quelque chose !
- Une gemme de force ! Mais comment on le complète ?
- Sûrement avec cette craie.
Zelda s'approcha de la porte et dessina une gemme de force entre les ailes. Mais la porte ne s'ouvra pas.
- Ma petite Zelda, je ne pense pas que tes ancêtres connaissaient déjà les gemmes de force. Tetra, si surement mais pas les autres… À mon avis, tu n'as pas la bonne solution mais tu y es presque !
- Dame Bicelle ! Vous êtes vraiment obligée de ne faire aucun bruit quand vous vous déplacez ?
- Ça ne serait pas amusant alors...
- Bon ! Si ce n'est pas une gemme de force, qu'est-ce qu'il faut dessiner ?
- Réfléchis ! L'aigle est le symbole de l'ancien royaume d'Hyrule... Que du royaume d'Hyrule.
- Et le Saint Royaume ?
- Je pense que c'est un autre symbole...
Link qui ne suivait plus rien de la conversation depuis un petit temps, s'était assoupi.
- Donc, si je résume bien : je dois dessiner quelque chose qui représente le Saint Royaume; n'est-ce pas, Dame Bicelle ?
- Je crois bien que oui, Princesse...
- Alors, je dois dessiner la Triforce.
- La Tri-quoi, demanda Link tout en se réveillant.
- La Triforce ! Selon les anciennes légendes, cela incarnerait le pouvoir des trois Déesses fondatrices. Et ça ressemble à peu près à ça...
Quand Zelda eût fini de dessiner, la porte s'ouvrir en dévoilant une deuxième salle ronde dont un coffre se trouvait au centre. Les trois amis l'atteignirent et l'ouvrir pour trouver une baguette. Link la prit en main.
- Haut, droite, bas et gauche !
Un violent courant d'air se fit sentir, suivi d'une voix grave à glacer le sang : « Vous m'avez appelé, vous me trouverez sur la plage du village Prokis. »

Chapitre 6 : Retrouvailles et séparations.

Vingt-deux heures s'annonçait quand la locomotive de Link s'arrêta en gare du village Prokis. Link déchargea le wagon des affaires de la Princesse pendant que Zelda et Dame Bicelle se rendirent du côté de la plage.
- LIIIIIIIIIIIIIIIIINK !
- Térence...
- Alors ? Prêts à partir ?
- Presque ! Puisque tu es là, tu pourrais me donner un petit coup de main...

Une fois les bagages rentré – il n'était plus question de partir aujourd'hui d'une heure aussi tardive – chez Link, ce dernier rejoignit les deux demoiselles du côté de la plage.
- Le Lion Rouge n'est pas encore là ?
- Link ! On ne sait pas d'où il vient ! Laisse-lui le temps d'arriver !
- Tu devrais plus écouter la locomo Bicelle, Link !
Une barque rouge à tête de lion s'approcha du rivage et finit étreinte par Dame Bicelle, laquelle avait l'air encore plus heureuse que jamais.
- Lion Rouge ! Quel plaisir de te voir !
- Plaisir réciproque, Dame Bicelle. Mais Je ne suis pas là pour prendre de tes nouvelles, comme tu le sais sûrement. D'ailleurs, qui m'a appelé ?
Link agita la baguette devant le Lion Rouge.
- Hum... Alors c'est toi le nouveau possesseur de la Baguette du Vent.
- Oui. La Princesse veut retourner à Hyrule.
- Dame Bicelle, n'as-tu pas raconté à Zelda ce que Tétra t'a raconté sur Hyrule ?
- Ce n'est pas parce qu'Hyrule est sous l'eau qu'elle ne peut pas le sauver !
- Quoi ? Hyrule est sous l'eau ?
- Oui, Link. Je me rappelle maintenant que c'est mentionné dans les légendes...
- Mais...
- Pas de mais, Link ! Je veux voir et sauver Hyrule !
- D'accord Princesse. Je suis avec vous.
Lion Rouge Soupira :
- Ce n'est pas une descendante de Tétra pour rien. Je vous accompagnerais. Après tout, il y a sûrement un moyen de sauver la Province. Un véritable retour aux origines ! Ha ha ha ! Mais pas ce soir ! Allez-vous reposer. Moi, je vais dormir ici.

La nuit se passa sans trop d'inconvénients. Zelda dormait chez Link et Link dormait dans son train. Dame Bicelle, quant à elle, veillait avec le Lion Rouge. C'est bien connu : les locomos n'ont pas besoin de dormir. La nuit passa pour laisser place à l'aube. Une fois que Link et Zelda furent réveillés, une dernière réunion se tenu avant le départ.
- Bon ! Les enfants, il est grand temps ! Vous voici à l'aube de votre grande aventure. Je vous fais confiance : Prenez soin de vous et restez prudents !
- Dame Bicelle, vous ne venez pas ?
- Oh non, ma Zelda ! Les locomos ne peuvent quitter les terres des voies sacrées ! Mais tu sais bien que si je pouvais... En tout cas, vous avez Lion Rouge. Et il a intérêt pour lui que vous rentriez en un seul morceau... Ou plutôt deux !
Zelda soupira en versant une larme...
- Ne fais pas cette tête ! En plus, il faut bien que quelqu'un reste ici pour surveiller ton père.
- Vous avez raison.
- Au revoir ! Faites bon voyage !
- Au revoir !

Chapitre 7 : En route pour l’île de l'Aurore.

Et c'est ainsi que, durant plusieurs jours et plusieurs nuits, Link et Zelda, accompagnés du Lion Rouge, voguaient sur les flots. Le voyage était d'un véritable ennui : Pas de tempêtes, pas de pirates, pas de montres marins... Juste une petite croisière tranquille.
- Terre en vue !
- Enfin, il était temps !
- Et pas n'importe quelle terre ! Je reconnaîtrais cette île n'importe où. Voici la Forteresse Maudite !
- Une forteresse maudite ?! Quelle horreur ! Nous ne nous rendons pas là, n'est-ce pas ?
- Non, Princesse. Je te rassure. De plus, il y a longtemps que cette forteresse n'est plus « maudite ». Ha ha ha ! Elle appartenait autrefois à Ganon...
- Le vil seigneur du mal, je sais.
- Tu m'as l'air plutôt bien renseignée.
- Les vielles légendes. Elles ne comportent pas beaucoup de détails mais il y en a quand même.
- Dis, Princesse. Il faudrait peut-être réveiller ton chevalier servant...
- Pas la peine : je ne dors pas. Où allons-nous ?
- Un peu plus au sud.
- Et où un peu... Qu'est-ce que c'est ?
Link scruta l'horizon pour identifier ce qu'il venait d'apercevoir Quand l'O.N.N.I. (Objet Naviguant Non-Identifié) tira du canon.
- Un bateau pirate !
Lion Rouge évita de justesse le boulet de canon mais prit de plein fouet un autre boulet venant de l'autre côté.
- Encore un bateau pirate ! Un troisième !
En peu de temps, nos trois héros se retrouvèrent encercler par des bateaux pirates. Assailli de toute part, Lion Rouge n'allait plus tenir très longtemps.
- Ah ! Si seulement vous aviez des bombes... Link, prends la barre ! Il faut absolument que l'on se sorte de là !
Link obéit à la barque. Celle-ci, grâce à lui, se mit à zigzaguer entre les bombes et réussit à passer par-dessus un des bateaux. La course-poursuite commença donc. Zelda et sa troupe se trouvaient à présent à hauteur de l’île de la Rocaille. Il ne restait plus qu'une dizaine de poursuivant. Lion Rouge continuait de zigzaguer, évitant les bombes et narguant les pirates.

Serrure de Pierre, nos trois protagonistes étaient encore poursuivis par trois bateaux, Lion rouge fit un détour derrière la serrure, ce qui permit d'en éliminer un ayant viré trop court. Île du Losange, Il ne reste plus qu'un bateau, l'autre étant détruit par un boulet de canon.
- Link ! Direction sud-est ! Vers cette île!
Le jeune homme s'exécuta. Le bateau pirate, quand à lui, abandonna sa chasse, ayant failli à sa mission...
- Parfait ! On est arrivé ! Bienvenue sur l’île de l'Aurore.

Chapitre 8 : Éclaircissement...

L’île de l'Aurore était une île calme et paisible. Elle faisait partie d’un archipel appelé, depuis il y a à peu près quatre cents ans maintenant, « l'archipel d'Hyrule ». Sur sa plage, les enfants jouaient et nageaient tandis que leurs parents les surveillaient, travaillaient ou bien se reposaient dans l'herbe. Au nord-est de l’île se trouvait une tour de guet où le guetteur guettait.
- Bateau en vue !
Un vieil homme s'approcha de la tour. Il était petit, dégarni et portait une longue et fine moustache. Il frappa le bas de la tour avec sa canne et cria :
- Peux-tu en dire plus ?
- Oui, Thalès. Une barque rouge avec deux personnes dessus.
- Oh ! Et bien, allons les accueillir !

Le Lion Rouge accosta sur la plage et Link et Zelda débarquèrent. Le vieil homme au nom de Thalès et une jeune demoiselle à la longue chevelure brune approchèrent.
- Soyez les bienvenus ! Que nous vaut l'honneur de votre visite sur notre île ?
- À vrai dire, on ne sait pas trop non plus. On vogue un peu là où notre Lion Rouge nous mène... C'est lui qui mène la barque !
- Lion Rouge... LE Lion Rouge ?
- C'est bien moi !
- Oh ! Et il ne s'agit pas de n'importes quels visiteurs !
- Je me présente : Je suis Link. Et voici la Princesse Zelda.
- Link... Zelda... Vos noms ne me sont pas inconnus ! Venez chez moi, on parlera plus tranquillement. Euh... Alios ! Arnaud ! Venez rentrer cette barque chez moi !

Après que Lion Rouge soit rentré par la fenêtre (il ne passait pas par la porte), les hôtes s'assirent dans le salon. La jeune brunette aux airs d'anges prépara du thé, et des biscuits. Puis, elle alla chercher un livre dans la bibliothèque pour le remettre à Thalès.
- Merci, ma petite Juliette. Bon, voyons un peu... Ah ! Voilà !
Thalès referma le livre et reprit :
- Link et Zelda. Vous êtes donc, les descendants des héros de la légende ?
- Heu..., dit la Princesse.
- Laissez-moi vous conter la légende telle qu'elle est transmise, ici, de génération en génération.

Il y a bien longtemps, sur cet archipel, un vil seigneur du mal se mit à la recherche d'un royaume disparu. Pour le retrouver, il avait besoin des pouvoirs des déesses qui avaient créé le royaume en question. Il en possédait déjà une partie et il savait que deux descendants du fameux royaume disposaient des deux autres parties. L'un des descendants étaient une des princesses de la lignée du royaume. Il se mit donc en quête de toutes les filles aux longues oreilles, héritage laissé par les anciens habitants de la Province. Malheureusement pour lui, le troisième possesseur n'avait pas laissé de descendant. Sa partie du pouvoir a donc été divisé en huit morceaux et éparpillé aux quatre coins de l'archipel.

Le bonheur fut que, sur cette île, fut né un jeune garçon dont la sœur fut enlevée par le seigneur. Pour la délivrer, il dut trouver le moyen d'accéder à la tour des dieux et de montrer sa bravoure en affrontant le Dieu des dieux. Une fois l'épreuve réussie, il fut consacré héritier du Héros du Temps et eut accès à l'épée légendaire. Par la suite, il dut ensuite rechercher les morceaux du pouvoir dont il était l'héritier et permettre à l'épée de récupérer tous ses pouvoirs. Une fois ses deux missions accomplies, le héros se rendit à la tour du seigneur et le terrassa. Cependant, le Roi contemporain demanda aux déesses de détruire le royaume. C'est ainsi qu'Hyrule fut noyé sous les eaux.

Après leur aventure, les deux descendants décidèrent de construire un nouveau royaume sur de nouvelles terres. Ces descendants s'appelaient Link et Tétra, alias Zelda

Chapitre 9 : Nouvelle destination !

- Link et Zelda !!!
- Exactement, jeune homme !
- Mince alors !
- Voilà pourquoi tu nous as amené ici, Lion Rouge.
- On ne peut rien te cacher, Princesse !
- Je vous remercie pour ces éclaircissements, M... Euh, nous ne connaissons même pas votre nom !
- Thalès. Et pas de Monsieur, je vous prie !
- Merci, Thalès.
- De rien, Princesse.
- Bon. Le prochain objectif est la tour des dieux.
- D'accord mais vous ne pouvez pas partir comme ça. Vous devez absolument voir Alios, le maître d'armes ! Dites-lui que vous venez de ma part, il vous donnera au moins une épée. Et de toute façon, on a besoin de lui et d'Arnaud pour faire sortir Lion Rouge !

Le temps de traverser l’île (c'est-à-dire une demi-heure pour que Link se débarrasse du crabe qui l'a pincé au derrière), nos héros se retrouvèrent devant chez Alios. Ils frappèrent à la porte mais ils n'eurent pas de réponse. Par contre, ils entendirent des cris provenant d'un peu plus haut. Ils contournèrent la maison et se dirigèrent vers la tour de guet jusqu'au moment où ils aperçurent un petit chemin montant dans la montagne.
- Viens, Link ! On va passer par là.
L'escalade fut simple et rapide. En haut, ils trouvèrent Alios donnant un cours à Arnaud.
- Arnaud ! Alios !
La princesse s'approcha des deux épéistes, lesquels firent une révérence.
- Nous venons de la part de Thalès. Ce serait pour savoir si vous pouviez nous donner une épée.
- Bien sûr, Princesse. Mais avant tout, j'aimerais voir de quoi votre ami est capable. Arnaud, passe-lui ton épée.
Arnaud tandis l'épée à Link qui se mit en position. Face à lui, Alios était déjà prêt. Le combat fut bref. En résumé : « Alios attaque. Link esquive et contre-attaque. Salto arrière de la part d'Alios... ». Le combat se termina quand le chevalier désarma le maître d'armes.
- Pas mal !
- Link ! Je ne savais pas que tu te défendais ainsi !
- Je dois vous avouer que moi non plus, Princesse !
- Bien ! Venez chez moi, j'ai une épée qui devrait encore mieux te convenir, Link. Et un bouclier aussi !
- D'accord !
- Après, il faut retourner chez Thalès pour sortir le Lion Rouge.

- Lion Rouge, veux-tu du thé ?
- Non merci ! Je ne mange pas, je ne bois pas.
- Ah bon ? Et pourquoi ?
- Parce que je suis un bateau.
- Hum... Oui, juste...
- Thalès ! Nous sommes là !
- Parfait ! Je vais pouvoir sortir !
La sortie se fit sans trop de mal (ils avaient quand même oublié que la barque ne passait pas par la porte) et Lion Rouge se retrouva enfin à l'eau.
- Sans vouloir te vexer, Thalès, je préfère la mer à chez toi ! C'est si bon de pouvoir naviguer !
- Je crois que pour un bateau, c'est assez logique ! Ha ha !
- Bien ! Il est temps de partir ! Link, as-tu tout ce qu'il te faut ?
- Une épée et un bouclier offerts par Alios.
- Et le vent se lève au Nord-Est. Parfait ! Ça nous permettra d'aller à Mercantîle. Il faut absolument que vous achetiez des bombes !

Chapitre 10 : Mercantîle, l’île marchande.

Link, aux commandes du Lion Rouge, et Zelda arrivèrent au soir à Mercantîle, aux environs de onze heures. Link réveilla Zelda qui s'était endormie durant le voyage.
- Link ! Zelda ! Ça ne sert à rien de traîner pour le moment. Cherchez le café de Mercantîle. On pourra vous loger. Moi, je vais rester ici. Il vaut mieux que je reste dans cette cachette. Revenez me voir demain dès que vous serez réveillés
- D'accord !
Link et Zelda longèrent la falaise pour arriver jusqu'à la plage. Ne sachant pas où se trouvait le café de Mercantîle, ils décidèrent de faire le tour des lieux.
- Là, c'est la boutique de Bombes. Bon à savoir ! Euh... Le café doit être au centre de l’île. Qu'en penses-tu, Link ?
- Que le meilleur moyen de vérifier est d'aller voir. Tiens, voilà la pharmacie.
- Je dirais plutôt le marchand de potion !
- Chut ! J'entends du bruit...
Link se colla au mur et invita Zelda à l'imiter. Puis, il passa la tête pour apercevoir deux étranges personnages discuter.
- … est impossible d'après le maître. Pourquoi faut-il encore que l'on patrouille la nuit ici ?
- Si le maître demande que l'on patrouille, c'est qu'il y a une bonne raison ! Bon, continuons !
- Je me demande bien de quoi ils parlaient...
- Chut ! Zelda !
- Eh ! Il y a du bruit par-là !
- Miaou !
- Laisse tomber ! Ce n'est qu'un chat...
Les deux gardes reprirent leur ronde. Link et Zelda soupirèrent.
- Bon ! Tâchons de trouver ce café sans bruit. Regarde ! Des escaliers, là-bas !
- Au faite, Link, tu fais très bien le chat !

Link et Zelda contournèrent une sorte d'étalage pour emprunter des escaliers. Arrivés en haut, une pancarte les accueillit : « Chez Lily : Café de Mercantîle ». Zelda frappa à la porte.
- Zelda ! Tu es folle ? Tu vas alerter les deux... gardes.
- Qui va là ?
- Euh...des clients ?
La porte s'entre-ouvrit légèrement et un œil fixa intensément les deux visiteurs.
- C'est bon ! Entrez !
Le couple d'amis avança jusqu'au bar où leur hôte les attendait. Le café était spacieux et bien décoré. Le bar se trouvait à gauche en entrant. À la droite, il y avait deux tables où étaient assis deux gorons, un drôle d'oiseau et quelques marins Au fond de la pièce, une porte donnait sur le balcon et un escalier menait aux chambres. La patronne était jeune et mince. Sa chevelure rousse enflammait son visage chaleureux. Mais son regard restait froid par rapport aux deux étrangers.
- Bon ! Que faisiez-vous dehors à une heure pareille ? Non ! D'abord, qui êtes-vous ?
- Je me présente : Princesse Zelda. Et voici mon ami Link. Nous venons d'une contrée lointaine.
Link rougir à la phrase de Zelda.
- Pourquoi vous êtes-vous aventurés jusqu'ici ?
- Nous sommes à la recherche d'un royaume et nous avons déjà navigué assez bien. Un bon lit nous ferait du bien.
- Bien ! Il y a deux chambres de libres en haut. Je vous accompagne.
- Merci beaucoup.
Link et Zelda avancèrent jusqu'au moment où la baguette de Link tomba au sol.
- Mince ! Ma baguette !
- Eh ! Mais ! C'est la baguette du Vent !

Chapitre 11 : De problème en problème.

- T'es sûr de ce que tu dis, le piaf ?
- Arrête de m'appeler le piaf ! J'ai un nom, tu sais !
- Tais-toi, le piaf !
- Zelda, je crois que l'on est démasqué.
- Tobia ! Alméo ! La ferme ! C'est bon ? Willy, explique-toi.
- Link, ils commencent à me faire peur...
- Bien, Lily ! Il s'agit de la baguette des vents qui accorde à son détenteur le pouvoir de Cyclos et de Zéphos.
- Ça change tout ! Willy, demain, reste ici, d'accord ? Et vous deux, venez-vous reposer. Il faut que vous soyez en forme pour demain.

Le lendemain matin, Link descendit au café, toujours fermé occasionnellement, où il était attendu par la propriétaire et le drôle d'oiseau. La Princesse, quant à elle, dormait encore.
- Du café ?
- Euh... Volontiers !v Lily retourna derrière son bar et ramena une cafetière pleine et une nouvelle tasse.
- Du lait ? Du sucre ?
- Du sucre, merci.
- Vous êtes les descendants des héros de l'archipel, je me trompe ?
- Non, comment savez-vous ?
- Willy, vas-y ! Willy est un Piaf. Les Piafs sont le peuple volant de l'Archipel. Ils servent essentiellement de facteurs, rajouta Lily en voyant le visage de Link fixer drôlement le drôle d’oiseau.
- Eh bien voilà... La légende raconte que sur cet archipel, …
- Nous sommes passés par l’île de l'Aurore. Là-bas, on nous a déjà raconté cette légende.
- Et t'a-t-on raconté la fin ?
- Hyrule est sous les flots et nos ancêtres sont partis construire un nouveau royaume.
- … En emportant la baguette du Vent qui permettrait à leurs descendants de partir à la recherche d'Hyrule si ceux-ci en avaient envie.
- Le jour où cela arriverait, l'Archipel serait prévenu. Cela fait maintenant une vingtaine de jours que nous vous attendions, d'ailleurs.
- Une vingtaine ? Depuis que nous avons appelé le Lion Rouge en somme.
- Peu importe ! Vous cherchez Hyrule. Le seul problème est qu'il semble que vous ne soyez pas les seuls à le vouloir.
- Que voulez-vous dire ?
- Vous n'avez pas croisé de patrouilleurs sur l'île ou dans l'archipel ?
- Si ! Enfin, je crois...
- Depuis que l'archipel a reçu votre appel, il est déconseillé de sortir entre le crépuscule et l'aube. Je crois bien que l'on vous recherche.
- Soit ! Zelda et moi ne traînerons pas alors ! Mais nous avons besoin de votre aide. D'abord, il nous faut des bombes. Ensuite, nous devons nous rendre à la Tour des dieux.
- Pour les bombes pas de problèmes ! Par contre, Il y a bien longtemps que la Tour des dieux est retournée sous l'eau !
- Quand ?
- À la mort d'Hyrule...

Chapitre 12 : Détour obligatoire !

- Hyrule est... mort ?
La Princesse qui venait de se lever s'assit sur l'escalier. La nouvelle lui avait fait un de ces chocs. Elle savait Hyrule mal en point mais pas à ce point-là !
- Oui mais rien ne dit qu'il n'est pas possible de le faire revivre.
- Comment ? Nous devons aller à la Tour des dieux qui se trouve sous l'eau !
- D’après la légende, ton ancêtre Link avait emprunté les perles des trois déesses aux trois esprits pour obliger la Tour des dieux à se montrer.
- Bien, on doit donc trouver ces trois esprits pour leur emprunter leurs trois perles.
- Dès que vous avez vos bombes, venez chez moi, sur l'île du Dragon. J'y vais, Lily. Je reviens au soir.
- Tenez ! Allez voir Cornelius, le canonnier, et remettez lui cette lettre. Je vous laisse, je dois ouvrir maintenant.

Link et Zelda retrouvèrent d'abord le Lion Rouge avant d'aller chez le canonnier et lui expliquèrent en détails leurs dernières aventures avec les patrouilleurs et avec Lily. Ils lui racontèrent aussi les récents détails sur Hyrule et la Tour des dieux. Et que leur prochaine destination était l’île du Dragon.
- D'accord ! Mais nous ne pouvons pas partir maintenant avec ce vent d'Est. Allez chercher les bombes et profitez pour aller faire un tour en ville !

- C’est donc ici qu’habite le canonnier…
- Apparemment… Allez, on y va !
Zelda frappa à la porte tandis que Link préparait la lettre de Lily. Mais personne ne répondit... les deux amis décidèrent de faire le tour pour trouver l'arrière-boutique. Malheureusement, la seule chose qu’ils découvrirent, c'est un mur recouvert de lierres.
- Zelda, on va grimper. Je te fais la courte-échelle et je te rejoins ensuite.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Une fois en haut, ils aperçurent un trou dans le mur par lequel ils pouvaient passer. Ils se retrouvèrent finalement dans le grenier de la boutique...
- Et tu as intérêt à obéir ! D'accord ? Tu ne vends plus aucune bombe !
- Si tu n’obéis pas, tu auras le plaisir de faire connaissance avec le Maître ! Ha ha ha !
- Venez, on rentre !
Les trois patrouilleurs quittèrent les lieux, laissant le pauvre homme par terre. Ce dernier se releva quand Link et Zelda descendirent jusqu'au comptoir.
- On peut vous aider ?
- Non ! Et que faisiez-vous dans mon grenier ? Dégagez !
Link, stoïque, tendit la lettre à l'homme dont la coupe était assez... particulière.
- Alors... C'est vous qu'ils cherchent ?
- Oui ! Nous sommes venus pour acheter des bombes.
- Tenez alors ! Voici des bombes et un sac chacun pour les tenir. Je vous les offre.
- Comment ? On ne peut pas.
- Vous avez entendu : je ne peux plus les vendre. Si vous tenez vraiment à payer; venez rembourser votre dette un autre jour. Et quittez l'île, vite !

Chapitre 13 : En route pour l'île du Dragon.

- D'accord... Il vaut mieux ne plus mettre les pieds ici. Partons maintenant que le vent souffle à l'Est.

La Princesse et son chevalier arrivèrent sur l'île du Dragon un peu avant le Zénith. Juste à temps pour le dîner, en somme. Link et Zelda avait commencé l'escalade Quand Lion Rouge les interpella.
- Link ! Avant de monter voir les Piafs, j'aimerais que tu fasses le tour de l'île.
- Ben pourquoi ?
- Pour vérifier s'il n'y a pas de patrouilleurs ici.
- Bon d'accord... Zelda, pars devant. Je te rejoins après.
Link redescendit et commença son expédition. Rien à signaler jusqu'au moment où il aperçut un petit sanctuaire avec deux stèles. La première, celle de gauche, était dédiée à Zéphos. La deuxième qui, elle, avait été rénovée, était dédiée à Cyclos. Link regarda plus attentivement et découvrir des directions comme celle du livre à la Tour des dieux locomos. Link sortit sa baguette et entama le chant de gauche. Haut, Gauche, et Droite.
- Magnifique alizée ! Il y avait longtemps que je n'avais plus vu une brise pareille ! Au faite, je me présente : Zéphos, Dieu du vent. Et l'air que tu viens de jouer est la Mélodie du Vent. Joue-là pour contrôler le vent. Et si tu appelais mon frère Cyclos ? Une fantastique grenouille ! Il n'y …

Link avait arrêté d’écouter la grenouille, qui avait l'air de ne rien savoir faire d'autres que parler, pour annoncer l'autre chant. Bas, Droite, Gauche et Haut.
- Oh mais tu pourrais au moins une fois la fermer ?
Une tornade apparut pour laisser place à une deuxième grenouille, beaucoup moins amicale.
- Merci... Je me présente : Cyclos, Dieu des tornades. Et le morceau que tu as joué est le Requiem de la Tornade. Quand tu voudras te déplacer rapidement, tu n'auras qu'à la jouer. Et une tornade t’emmènera jusqu'au dernier endroit où tu as joué le requiem. Mais n'oublie pas que cet objet appartient à l'Archipel et que, comme tel, il n'agira que sur l'Archipel. Viens Zéphos...
Les deux grenouilles repartirent et Link termina son tour et monta chez les Piafs.

- Ah ! Link ! Je t'attendais !
Le jeune homme aux yeux de saphir arrivait en courant et s'arrêta net, essoufflé, devant la Princesse.
- Ah ?
- En fait, nous attendons aussi le Grand-Chef. Willy m'a vu arrivée. Il m'a dit de l'attendre ici.
- Voici donc les deux héros de la future légende ! Je m'appelle Scaff, Grand-Chef du peuple Piaf. Je sais pourquoi vous êtes venus mais voyons cela plus tard. Allons manger d'abord.

Il y avait un petit moment que Zelda n'avait plus mangé de pareil festin. Son père et son royaume lui manquaient. Elle sortit soudainement de ses pensées et se rendit compte que tout le monde la regardait.
- Ça va, Zelda ?
- Très bien, Link ! Je pensais juste à un truc.
- Zelda, le Grand-Chef te parle...
- Oh ! Euh... Je vous écoute.
- Ah ! Enfin ! Voilà. Je vais donc vous expliquait une chose...

Il y a bien longtemps, bien avant que vos ancêtres libèrent l'Archipel du Seigneur du mal, la perle que vous cherchez se transmettait de génération en génération chez les Piafs. Bien sûr, il n'est pas nécessaire de vous préciser que cette perle, la perle de Din, appartenait au départ à Valoo, l'esprit du ciel. Donc Valoo, protecteur des Piafs, nous confia la perle. Cependant, après que Ganondorf soit vaincu, mon ancêtre, Scaff Ier du nom, rendit la perle à Valoo.

Zelda regarda le Grand-Chef avec des yeux ronds. Link, lui, faisait une nouvelle fois preuve de stoïcisme.
- En bref, nous devons aller voir ce Valoo pour lui demander sa perle.
- Exact !
- Et où pouvons-nous le trouver ?
- Tout simplement au sommet de la caverne du Dragon.

Chapitre 14 : La caverne du Dragon.

- Bon ! On doit monter tout en haut, c'est ça ?
- Je crois bien que c'est ce que ce que le Grand-Chef a dit.
- D'accord... Et si on commençait déjà par entrer dans cette caverne ?
- Euh... Oui, ça serait bien...
La Princesse et son chevalier traversèrent le pont pour entrer dans la caverne. Une fois arrivés dans la pièce centrale, Les deux héros se regardèrent. C'est bien beau de vouloir monter, mais par où passer ?
- Regarde, il y a une porte par-là !
- Et il y a une porte juste ici, à gauche.
- Oui mais elle est fermée à clef.
- Il faut passer par l'autre porte... Link, on est obligé de passer sur ce pont ?
- Tu vois un autre moyen de passer ?

Ils se retrouvèrent dans une autre salle traversée par un torrent de lave. Link prit un pot remplit d'eau et le jeta dans la lave, ce qui leur permirent de franchir la rivière. Ils escaladèrent ensuite à l'échelle pour emprunter une autre porte pour se retrouver dans une troisième salle où un coffre les attendait. Link ouvrit le coffre et trouva une petite clef.
- C'est parfait ! On va pouvoir ouvrir l'autre porte !
- Link ! On revient dans la salle Principale par cette porte !
Mais un rocher leur barrait le passage. Heureusement, Link eut la bonne idée d'utiliser une bombe pour le faire éclater. Ils se rendirent à la porte fermée pour pénétrer dans une quatrième pièce où un moblin montait la garde... Enfin, il était plutôt en train de dormir... Link et Zelda en profitèrent pour passer et arriver à l'extérieur de la caverne.
- Ah non ! Et on fait quoi maintenant ?
- Je ne sais pas... On monte à l'échelle ?
- Euh... Oui, Link ! Pas con !

Ils escaladèrent l'échelle et arrivèrent au premier étage où ils découvrirent une nouvelle porte pour rentrer dans la caverne. Une fois à l’intérieur, Ils se retrouvèrent face à une nouvelle porte fermée. De l'autre côté de cette pièce, dans un creux surélevé, il y avait un coffre.
- Mince !
- Je crois que la clef est là-bas.
- Comment on fait pour arriver de l'autre côté ?
- Une courte échelle !
Plus facile à dire qu’à faire! Zelda grimpa sur les épaules de Link (tant bien que mal) pour atteindre (après maints essais) le coffre. Une fois la clef obtenue, ils passèrent dans la deuxième salle de l'étage, en forme de boomerang et plongée dans le noir. Link arriva facilement à l'autre porte. Malheureusement, il avait perdu Zelda en route. La pauvre était restée coincée dans un trou au milieu de la salle et il ne la retrouva que quand il lui marcha dessus. Cette épreuve passée, les deux amis abordèrent une nouvelle fois la salle principale.
- Super ! Un nouveau pont !
Traversée facile, nouvel endroit. La porte se referma derrière eux et une dizaine de saigneurs apparurent. Zelda se colla à un mur tandis que Link abattait les saigneurs un à un. Les portes s'ouvrirent à la mort du dernier. Zelda et Link continuèrent pour accéder à un endroit où la majorité du sol était recouvert de lave. De temps en temps, un geyser de lave jaillissait.
- Link ! Regarde ! Il y a un accotement là-haut !
- Oui mais comment monter ? Oh ! Je crois que j'ai une idée...
Le jeune homme pris un pot remplit d'eau pour le lancer à peu près à l'endroit où le geyser crachait.
- Viens, Zelda ! Monte !
Le geyser les lança en l'air et leur permit d'accéder à une dernière salle à deux sorties : celle de gauche, par où ils pouvaient passer et celle de droite, condamnée et inaccessible à cause de la lave.
- Bien, on n’a pas le choix, je pense !

Une nouvelle fois dehors et en haut des escaliers, ils arrivèrent devant le grand Valoo...

Chapitre 15 : Un dragon parfois grognon mais très très bon !

- Tiens ! De la visite ! Que me veulent encore les Piafs ? Ils savent pourtant bien que je fais ma sieste à cette heure-ci ! Mais... Ce ne sont pas des Piafs ! Grrrr !
- Nous sommes désolés de vous déranger durant votre sieste, ô grand Valoo !
- Ah ! Si, ils sont au courant. Pourtant ils osent quand même me déranger ! Les gens, de nos jours !
- À vrai dire, nous ne le savions pas en montant ici...
- Attendez ! Vous parlez l'hylien ?
- L'hylien ? Je ne sais pas trop... Mais nous comprenons l'hyrulien.
- L'hylien... L'hyrulien... Il n'y a pas tant de différences, vous savez. L'une est la langue d'Hylia, l'autre d'Hyrule. Et comme Hyrule descend d'Hylia, l'hyrulien descend de l'hylien. Enfin, longue histoire... Faut dire aussi qu'avec le célestien en plus... D'ailleurs, je me demande comment vont les Célestiens... Enfin, je m'égare ! Pourquoi êtes-vous venus me voir ?
- Zelda, là je suis complètement largué...
- Oui, il m'embrouille aussi avec toutes ses langues...
- Dites... Je ne vous ennuie pas ?
- Euh... Pardon. Nous voulons nous rendre à la Tour des dieux de l'Archipel.
- Oh ! Il vous faut donc ma perle !
- C'est pour cela que nous sommes montés.
- Malheureusement, je ne peux pas vous confier cette perle comme ça ! Cette perle m'a été confiée par Din en personne ! Et je dois veiller sur elle...
- Mais il nous la faut ! Nous ferons tout pour avoir la perle.
- Je vous crois ! Permettez trente secondes.... Groaaaaw !
La montagne se mit à trembler. Une fois la secousse terminée, Valoo se retourna vers Link et Zelda :
- Redescendez à la dernière salle et prenez la porte qui est condamnée. Vous y arriverez aisément avec vos bombes.
- D'accord. Merci beaucoup !
- Avant de partir, vous pouvez m'en donner une ? J'adore les bombes et ça me changera des roches !

Link et Zelda redescendirent donc et traversèrent la salle, un éboulis de roche permettant maintenant de passer. Link sortit une bombe et la déposa au pied du rocher prohibant l’accès à la porte. Ils arrivèrent dans une pièce ronde avec un piédestal sur lequel était posée une perle d'un rouge incandescent. Sur une plaque, on pouvait lire : « Perle de Din, Déesse de la Force ».
- On se croirait presque dans un musée...
- C'est vrai, il manque juste les panneaux fléchés indiquant « La perle de Din est par là » !
- Faudra en parler au Grand-Chef !
- Oui ! Bon, je prends la perle.

Chapitre 16 : L'île aux Forêts.

De retour en bas de l'île, où les attendaient le Grand-Chef et Willy, Zelda et Link se préparait à repartir.
- Savez-vous où aller ?
- Pas vraiment... Nous savons juste que nous devons retrouver les deux autres perles au plus vite.
- Vous n'allez quand même pas faire tout l'archipel ?
- La prochaine perle se trouve au Sud de cette île !
- Tiens, Valoo ! Je me demande ce qu'il a dit...
- Ça, on ne le saura jamais, Willy ! Soit, vous ne m'avez pas répondu, Princesse.
- Ne vous inquiétez pas. Nous savons où aller. Nous devons partir maintenant.
Link et Zelda s’installèrent à bord de Lion Rouge.
- Bien ! Link, si tu montrais à Zelda ce que tu as appris avant de monter voir Valoo ?
- Pas de Problème ! En haut, à gauche et à droite !
Une brise se fit sentir et le vent souffla en direction du Sud.
- Parfait, Partons !

La nuit commençait à tomber. Les trois baroudeurs passèrent à côté d'une île enflammée dont les jets de lave continus ressemblaient à des feux d'artifices. Soudainement, un jet s'élança vers eux.
- Attention !
Lion rouge évita le projectile de justesse. Ce qui permit facilement à Link de s'apercevoir qu'il s'agissait d'un boulet de canon.
- Ça ne vient pas de l'île mais d'un bateau pirate !
- Link, tu le vois ?
- Oui, il est près de l'île. Pourquoi ?
- Un p'tit coup de canon ?
Link sourit à la proposition du Lion Rouge. Il sortit les bombes pendant que Lion Rouge sortait son canon. Zelda, quant à elle, prit la barre.
- C'est parti ! Les gyorgs, il y a du pirate pour souper !

Lion rouge fonça sur le bateau qui continuait de le bombarder. Link tira du canon et le coula du premier coup. À ce moment-là, deux autres bateaux apparurent. Link tira une nouvelle fois et en toucha un mais ne le coula pas. Celui-ci riposta mais Zelda vira à temps. Link retira sur le bateau endommagé et réussit à l'écumer. Le dernier bateau prit la fuite, démarrant ainsi une nouvelle course-poursuite en direction du sud.
Au bout d'un certain moment...
- Stop ! Ce n'est pas la peine d'avancer plus loin. Nous sommes arrivés.
- Et où sommes-nous ?
- Pas loin d'une magnifique petite île appelée l'île aux Forêts !

Le Lion Rouge accosta sur la plage, permettant à Zelda et Link de débarquer. L’île aux Forêts était verte et luxuriante. Le bruit des feuilles, secouées par le vent, accompagnait la douce mélodie de la limpide rivière qui coulait paisiblement pour finir, en cascade, dans l’océan. Zelda avança le long du petit chemin zigzaguant, montant l’île. De temps à autre, un pont l’obligeait à traverser, la rive étant trop périlleuse pour pouvoir se risquer dessus. Elle finit par se retrouver à l’entrée d’un bois dense et sombre.
- Link ! Passe devant, s’il-te-plait ! Ce bois me fait un peu peur…
- …
- Link ! Link ? Aaaaaaaah !

- Donc, nous trouverons la deuxième perle ici. Ne perdons pas de temps ! Allons-y, Princesse !
- …
- Princesse ? Oh non ! Elle est déjà partie ! À tout de suite, Lion Rouge !

Chapitre 17 : Le vénérable Esprit de la Terre.

- S’il-vous-plait ! Ne me faites pas de mal !
Le petit être étrange ne répondit rien et fit signe à la princesse de le suivre dans le sombre bois. Cette dernière ne voulant pas bougé d’un pouce, la petite créature se plaça derrière elle et se mit à la pousser de toutes ses forces. Mais Zelda n’avança pas pour autant. Le petit individu abandonna et s’assit, déçu.
- C’est bon ! Ne fais pas cette tête ! On y va ! Pour finir, je ne risque pas grand-chose… Du moins, je pense.

- Zelda ! Zelda ! ZELDA ! Mais où peut-elle bien être ? Tiens ! Salut, toi ! Je cherche une amie, tu ne l’aurais pas vu.
Une autre petite créature virevoltait, telle une fée, devant Link. Comme celui-ci ne semblait pas répondre, le chevalier se remit à la recherche de la princesse quand le drôle de spécimen vint l’attaquer.
- Hé ! Attends un peu, sale…
Le petit être s’en alla puis s’arrêta comme attenant une réaction de la part de Link. Celui-ci ne se fit pas attendre et se mit à poursuivre son agresseur.

- Je me demande si on n’aurait pas mieux fait d’attendre Link… Enfin…
Le bois était encore plus sombre et inquiétant qu’à l’entrée pourtant il y avait quelque chose de rassurant dans ce sylve. Peut-être la mélodie que jouait le vent ou les quelques rires qui l’on pouvait entendre de part et d’autres de la forêt. Zelda ferma les yeux et se concentra sur ce qu’elle entendait. Le vent… Les rires… Les branches… un violon et un instrument à vent. Sûrement une flute ou…
- Un ocarina !
Zelda sourit. C’était la musique qui dégageait des branchages qui l’apaisait. Comment ne pouvait-elle pas s’en être rendu compte avant. Cette forêt, bien que sombre, était remplie de joie et d’amour.
- Bienvenue, Petite Princesse !

Pendant ce temps, Link poursuivait toujours son assaillant à l’intérieur du bois, sautant le plus haut possible pour essayer de l’attraper quand… BAM !
- Link !
- Zelda ?
- Ha ha ha ! Voici donc le descendant du Héros du Temps ! Il faut faire attention où tu sautes, petit ! Ça ne se fait pas de renverser un monarque !
Link releva la tête et aperçu l’arbre gigantesque en train de rire. Il se redressa et aida Zelda à se dépoussiérer.
- Désolé, Princesse !
- Bon ! Vous savez donc qui nous sommes. Par contre, vous auriez pu avoir la politesse de vous présenter !
- C’est juste ! Je suis le vénérable Arbre Mojo, Esprit de la Terre et protecteur de la forêt. Et voici le peuple de la forêt : les Kogorus !
- Vous savez donc pourquoi nous sommes venus ici ?
- Exactement ! Vous êtes ici pour la Perle de Farore.
- Super ! Où est-elle ?
- Elle n’est pas ici.
Zelda regarda Link d’un air abasourdi. Elle bégayait des mots sans aucune suite logique. Link Prit alors la relève.
- Mais où est-elle, alors ?
- Malheureusement, vous n’êtes pas les seuls à chercher Hyrule. J’ai dû mettre la perle à l’abri, dans les Bois Défendus.
- Super !
Zelda sourit à l’ironie et reprit :
- Comment peut-on se rendre à ces bois ?
L’Arbre Mojo se trémoussa et fit tomber deux feuilles de sa ramure.
- Prenez ceci. Comme vous êtes d’origine hylienne, vous possédez en vous un potentiel magique. Servez-vous en pour planer un petit moment et grâce au courant ascendant là-bas, vous pourrez monter en haut sur la corniche. Ensuite les Kogorus vous montreront le chemin. Mais pour l’heure, je vous propose de vous reposer. En effet, je pense que votre aventure ne fait que commencer ! Diogène ! Emmène nos invités dans un endroit où ils pourront dormir !
- Oui, vénérable Arbre Mojo !

Chapitre 18 : Le labyrinthe des Bois Défendus.

La Princesse et son chevalier furent réveillés, le lendemain, par les rayons du soleil, obturés par les denses ramées des arbres. À l’extérieur, on pouvait entendre quelques goélands voler et le vent marin souffler. Devant l’Arbre Mojo était dressée une table remplie de fruits en tout genre ainsi que du miel fraichement récolté.

Une fois le copieux repas terminé, nos deux amis se préparèrent à partir. Après un gros effort de concentration, Zelda réussit enfin à décoller et atterrit sagement en haut où un Kogoru patientait. Link, quant à lui, avait un peu plus de difficulté. Il dut s’y reprendre plus d’une bonne dizaine de fois pour parvenir à s’élever d’une vingtaine de centimètres, ce qui était insuffisant.
- Link ! Concentre-toi !
- Je veux bien mais si ces Kogorus avaient l’amabilité de bien vouloir arrêter de rire…
- J’y peux rien si tu es un clown !
- En attendant, vous n’avez pas mal au derrière, vous !
Link réessaya et finit par s’envoler jusqu’à Zelda. De là où ils étaient, ils pouvaient voir l’océan et le magnifique soleil au zénith. Au Nord, se trouvait autre île donc l’entrée n’était accessible qu’en volant.
Cette île ressemblait fort à la première excepté que celle-ci était remplie de ronces et d’épines.

La Princesse et son Chevalier arrivèrent au seuil du bois sans trop de complications. À l’intérieur, Link marchait prudemment, épée en main, tandis que Zelda le collait, tremblante de peur.
- J’espère que nous n’allons pas nous perdre. Tout se ressemble dans ce bois !
- Je l’espère aussi, Princesse ! Mais je pense qu’il va falloir nous perdre pour réussir à trouver cette … Mais c’est quoi ça ?
Zelda n’eut pas le temps de répondre que le bokobaba les attaqua. Link bouscula la princesse pour la protéger et engagea le combat contre l’horrible plante carnivore. Il lança d’abord une attaque horizontale mais l’ennemi l’esquiva de justesse pour contre-attaquer de sa mâchoire acérée. Link se jeta sur le côté de justesse. Malheureusement, le bokobaba le réattaqua avant qu’il puisse se relever.
- Link !
Zelda prit un morceau de bois et frappa la plante sur la tête. Link profita du moment d’inattention pour récupérer son épée et asséner un coup fatal au végétal.
- Pfiou ! Merci, Zelda ! Je crois que l’on peut reprendre la recherche maintenant.
- D’accord mais… Par où ?
- Heu… Je crois que c’est officiel : on est perdu !

Link et Zelda continuèrent à errer, sans aucun repère. Au bout d’une petite demi-heure de marche, ils découvrirent le cadavre d’un bokobaba.
- Ce n’est pas possible ! On ne peut pas avoir tourné en rond ?
- Pas en marchant droit.
- Alors, ce n’est pas le monstre que tu as … ?
- Si ! Regarde dans sa gueule, un morceau de ma tenue. Il a dû me l’arracher en me mordant.
- C’est pas possible ! Comment on va sortir d’ici ?
- Ayah !
Link marqua deux arbres. Puis il prit une direction en marquant un arbre tous les vingt mètres.
- Voilà ! Comme ça, nous aurons des repères indiquant les différentes directions que l’on a prises.
- Link ! Tu es génial !

Nos deux compagnons ratissaient maintenant le bois en espérant plus trouver la sortie que la perle. Évidemment, les seules choses qu’ils trouvèrent étaient des cadavres de bokobabas, des flaques de blobs ou encore des restes de mites.
- Je comprends pourquoi ce bois est défendu !
- Ah bon ? Seulement maintenant ?
- Bien sûr que non !
- Link ! J’abandonne ! Je n’en peux plus !
- Courage, Princesse ! Il faut trouver cette perle !
- D’accord mais on fait une pause, alors.
Zelda s’écroula à terre quand son regard fut attiré par un reflet.
- Link, Viens voir ! Il y a quelque chose qui brille là-bas !
Le jeune homme traversa le buisson.
- En effet… Et tu ne devineras jamais, Princesse !
- De quoi ?
- Tu viens de retrouver la perle ! Mais ce n’est pas tout !
- Qu’est-ce qui y a ?
- La Perle se trouvait juste à côté de l’entrée.
- Attends ! Tu n’es pas en train de me dire que nous avons erré dans cette forêt au moins trois bonnes heures, que tu as combattu je-ne-sais-combien de monstres, que nous avons failli mourir – et plus d’une fois – alors qu’il nous suffisait de tourner la tête en entrant?
- En fait… Si !

Chapitre 19 : Plus qu’une !

Nos deux pauvres baroudeurs rejoignirent, sains et saufs, l’Arbre Mojo et les Kogorus. L’ambiance était à la fête : Nourriture à volonté, chants et danse autour d’un feu de bois… Bien que ce dernier point soit un peu risqué. L’arbre Mojo raconta même les exploits des anciens héros des légendes. Inévitablement, Zelda ne put s’empêcher d’interrompre le vieil arbre ; soit pour commenter, soit pour détailler et étaler le peu de savoir qu’elle avait sur la chose. Alors que la foule était au bord de l’exaspération, l’esprit de la Terre se fit une nouvelle fois couper.
- Zelda !
- Mais je n’ai rien dit, cette fois !
- Non, c’est moi ! Excusez-moi, vénérable Arbre Mojo. Je voulais juste vous prévenir que je suis rentrée.
- Ma petite Lysandre ! Viens donc te joindre à la fête et jouer un morceau !
- Oh ! Et de quel instrument joues-tu ?
- Ah mais… Où puis-je avoir la tête ?! Princesse, Je vous présente Lysandre, le sage du vent. Et en tant que tel, Lysandre est une formidable violoniste !
- C’est donc toi que j’ai entendu hier en arrivant ici… Et qui jouait de l’ocarina ?
- De l’ocarina ? Ho ho ho ! Il n’y a bien longtemps que je n’ai plus entendu d’ocarina dans la forêt !
- Vous êtes sur ? J’ai dû rêver alors…
- S’il-vous-plait, Lysandre. Jouez un morceau !
- Avec plaisir, Sieur Link !

La fête ne se termina pas trop tard. Une fois que Lysandre eût fini son récital, l’Arbre Mojo s’entretint une dernière fois avec les deux héros.
- Il ne vous manque donc plus qu’une perle.
- C’est cela. La Perle de Nayru.
- Voici donc quelques indications : vous devez vous rendre sur l’île du Poisson où vous trouvez l’Esprit de l’eau.
- Je suppose que c’est un poisson que l’on recherche.
- Faut avouer que ce n’est pas difficile à deviner, Link !
- De toute façon, si on continue comme ça, on aura vite cette dernière perle !
- Ho ho ho ! Ne criez pas victoire trop vite : vous n’avez pas encore retrouvé le poisson !

Link et Zelda quittèrent donc la forêt le sourire aux lèvres, plein d’espoir. Sur le chemin, ils réfléchissaient ensemble à la suite de leur aventure. Ils allaient bientôt récupérer la troisième perle, mais après ?
- On ne l’a pas encore, tu sais ?
- Oui mais nous ne savons toujours pas où aller une fois que nous l’aurons !
- Au pire, on pourra toujours demander au poisson, non ?
- J’espère qu’il pourra nous aider…
- Sinon, le Lion Rouge devrait savoir où aller, non ? Zelda ?
- Oh ! Excuse-moi ! J’ai… J’ai cru entendre… Non, rien !
- Voilà le Lion Rouge !
La Princesse et son chevalier montèrent dans le bateau. Le temps de vérifier que tout soit en ordre et de raconter leur périple sur l’île aux Forêts et nos trois amis entamèrent leur départ pour l’île du Poisson quand…
- Link ! Zelda !
- Willy ?!
- Il se passe quelque chose à Mercantîle !

Chapitre 20 : Grabuge à Mercantîle !

- Pardon ?
- Des patrouilleurs attaquent Mercantîle et Lily est en danger !
- Mais c’est affreux !
- Il faut y aller et vite !
- Je sais comment !
Link prépara sa baguette. Bas, droite, gauche, haut.

Une tornade apparut et emporta nos amis jusqu’à l’île du dragon. De là, Link enchaina avec la mélodie du vent pour faire venir un vent d’est. Le levant ne se fit pas attendre, annonçant que le pire n’allait peut -être qu’arriver. La mer, quant à elle, devenait houleuse et des fortes pluies se mirent à tomber. Au loin se trouvait Mercantîle, en feu.

Bien que la mer fût maintenant déchainée, il ne fallut pas longtemps au Lion rouge pour atteindre l’île. Link descendit au quai et ordonna au bateau d’aller se cacher avec la princesse. Le chevalier regarda tout autour de lui. Des bokoblins attaquaient les villageois et les marins tandis que des moblins mettaient le feu aux bâtiments et que les condors survolaient l’île, tels des vautours.
Link dégaina son épée et commença avec les quelques miniblins qui trainaient dans le coin. Le combat fut acharné. Les miniblins sautaient et s’agrippait au jeune homme qui se secouait dans tous les sens quand un marin vint l’aider.
- Ici, nous sommes assez pour nous défendre. Va donner un coup de main sur la place.
Link s’exécuta et prit la direction du café où il put apercevoir Lily envoyer valser des bokoblins avec ses prises d’arts martiaux et Willy tuer des moblins à coup de théorèmes de Pythagore. Visiblement, on n’avait pas besoin de lui ici, non plus.
- Direction la place !

Devant le stand, Alméo était en mauvaise posture contre quelques condors. Notre jeune héros profita de l’effet de surprise pour rentrer dans la baston et déplumer quelque peu les volatiles.
- Link ! Tu tombes à pic !
- C’est grâce à Tobia : il m’a dit de venir t’aider un peu.
- En parlant de lui, il n’aurait pas pu venir ?
- Euh… Il était un peu… Han… Occupé en bas.
- Yah ! Pourtant, il connait le proverbe ! Plus on est de fous, … Han… Plus on rit !
- Bah, avec moi, ça fait un fou de plus ! Ayah ! Attention, Bombe !
Boum ! La bombe que Link venait de lancer explosa quelques mètres plus loin.
- Hé !
- Kaïro, ça va ?
- Non, Kotaro ! Ce fou vient de me lancer une bombe !
- Quel imbécile ! Il va subir le même sort que tous ces sales amis !
- Le souffle de mes flammes consumera son âme !
- La morsure de ma glace pétrifiera ses os !
- Heu… je ne le sens pas trop, là !
L’intuition de notre jeune héros se révéla juste. Les deux sorciers agrippèrent leurs balais et se lancèrent à la poursuite de leur cible. Mais quelqu’un les en empêcha.
- Kaïro ! Kotaro ! J’aurais besoin d’un petit coup de main
- Arf ! Tu as de la chance, le blond ! On arrive !
Malheureusement, une escadrille de condors les fit tomber de leurs balais et les deux sorciers furent étourdis par leur chute. Link, lui, se précipita vers le demandeur d’aide mais des bokoblins les désarma et les terrassèrent.
- Ma cheville ! Elle est foulée !
- Vite ! Il faut se tirer d’ici, s’exclama Link au deuxième épéiste ! Si seulement je pouvais récupérer mon épée…
Un bokoblin, plus imposant que les autres, donna un coup de pied dans l’épée de Link. Puis il s’approcha de ce dernier en affichant un sourire railleur. Finalement, il leva son épée pour porter le coup de grâce et …

Chapitre 21 : Retour au calme

- Bon… Cette fois, y en a marre !
- En avant ! Kaïro et Kotaro… Double Fusion Maléfique !

Les deux sorciers enfourchèrent leurs balais et fusionnèrent en un seul et unique être. Atteignant les deux mètres-cinquante de haut, son allure était celle d’un homme aux traits et à la symétrie particulière. De son côté gauche, ses cheveux courts était d’un rouge flamboyant et, à droite, un bleu froid. Son œil gauche, rouge, dégageait une chaleur haineuse intense tandis que son œil droit, bleu, exprimait un mépris glaçant. Sa bouche, quant à elle, était tordue, révélant un sourire moqueur à gauche et une grimace de colère. Le silence régnait sur l’île. Tous les yeux étaient rivés sur l’hideux géant qui venait d’apparaitre. Le bokoblin qui menaçait Link en lâcha même son épée.
- Kaï… Kaïtaro…
Le colosse regarde le jeune homme allongé par terre, incapable de se relever. Il brandit ensuite le sceptre qu’il tenait à la main gauche et darda le bokoblin d’un rayon de feu. Puis, il enchaina avec le sceptre qu’il tenait dans la main droite et bombarda les condors de glace. Link repensa aux paroles des deux mages. « Le souffle de mes flammes consumera son âme. La morsure de ma glace pétrifiera ses os ». C’était exactement ça.

Sur l’île, on pouvait voir les monstres s’affoler et courir dans tous les sens. Les bokoblins s’envolaient avec les condors tandis que les moblins embarquaient sur des bateaux et prenaient la mer. Malheureusement pour eux, fuir était inutile : soit ils finissaient calcinés et en poussières ; soit ils finissaient congelés.
Le géant, quant à lui, sombra dans le vide et se sépara pour reformer les deux êtres qui le composaient.
- Kaïro ! Kotaro ! Réveillez-vous ! Vite !
Link et Alméo rattrapèrent les deux mages, encore inconscients. Tobia, qui venait d’arriver sur la place, aida le dernier jeune homme à se redresser Et ils se rendirent tous au café où Lily les attendait, accompagnée de Zelda et de Willy.

Une fois le blessé soigné et les inconscients allongés dans des fauteuils. La gérante du café, la princesse, le chevalier, les deux marins, le piaf et l’inconnu se réunirent autour d’une table avec du café et un remontant pour ceux qui en sentaient le besoin.
- Bon ! C’est bien beau, tout ça, mais quelqu’un pourrait nous expliquer ce qui s’est passé ?
Lily soupira.
- Les Patrouilleurs ont débarqué parce qu’ils savaient que vous étiez passés par ici.
- Lily, Tobia et moi-même avons donc protégé l’île comme nous pouvions.
- Pendant que nous, je partais à la recherche d’aide et, essentiellement, à votre recherche.

Zelda écoutait à moitié la conversation. Elle était plus en train de dévisager les trois inconnus. Celui assis à table était grand et mince. Ses yeux étaient aussi noirs qu’une nuit sans lune et ses cheveux noirs étaient en bataille et retombaient sur ses oreilles pointues. La tenue qu’il portait était tout aussi noire. De plus, on pouvait dire par ce qu’il portait qu’il ne venait pas d’ici. Des bottines, un pantalon – du cuir, peut-être – avec deux boucles au niveau des genoux, une veste dont le col portait une boucle, elle aussi, des mitaines…
La princesse remarqua que les deux endormis portaient la même tenue. Un autre détail la frappa : il y avait une ressemblance presque terrifiante entre les deux mages. Les seules différences étaient la couleur des yeux et des cheveux ainsi que leurs éventuels caractères. Le premier, qui avait les cheveux et les yeux rouges avait l’air chaleureux et enthousiaste. L’autre, aux cheveux et aux yeux bleus, avait l’air d’être une personne froide et réservée.
- Ça fait un mystère de résolu ! À ton tour maintenant ! Qui êtes-vous ? Ils avaient l’air de bien s’intéresser à vous trois, aussi.
- Si tu veux vraiment savoir…

Chapitre 22 : L’étrange trio du Désert.

- Je m’appelle Gabriel. Mes amis, Kaïro et Kotaro, et moi sommes originaire du désert, dans une contrée lointaine.

Il y a fort longtemps, dans une province maintenant oubliée de tous, se trouvait un désert où vivait une fière tribu spécialement composée de femmes. Ces femmes étaient certes des voleuses mais elles étaient justes et honorables. Tous les cents ans, naissait un mâle. Ce dernier était considéré comme le roi de la tribu.

Malheureusement, naquit un jour un homme corrompu par le mal, avide de pouvoir. Celui-ci était guidé par ses fidèles servantes. Avec leur aide, il prit en chasse le pouvoir suprême de la région. Bien sûr, le bien eut raison de lui et de ses servantes. Mais il fit la promesse de revenir se venger et d’entendre le mal sur la province. Il faut croire qu’il réussit car la contrée disparut à jamais.

Cependant, avant de mourir et d’entrainer la contrée à sa perte, le roi engendra un garçon, héritier de ses biens, de sa tribu et de sa force. Ces deux fidèles servantes enfantèrent elles-aussi deux garçons dont la tâche serait de protéger l’héritier qui, selon la légende de la vieille tribu, serait le seul, accompagné du temps et de la sagesse même, capable de vaincre définitivement son père…

- J’adore quand tu racontes cette légende. Tu la narres si bien !
- Kaïro ? Tu t’es réveillé ?
- Ne criez pas si fort ! J’ai mal à la tête.
- Kotaro, tu n’es qu’un rabat-joie !
- Hum !
- C’est une très belle histoire, Gabriel. Mais connaissez-vous cet héritier ?
- Hélas, Princesse ! Depuis la disparition de notre désert. Nous sommes devenus tous les trois des nomades. Et nous n’avons aucune idée de l’endroit où il pourrait se trouver…

La gérante du café était retournée derrière son comptoir pour faire la vaisselle avec Zelda – ben oui, les voyages forment les princesses, comme on dit – tandis que Link demandait un service à Willy. Pendant ce temps, Gabriel et les deux sorciers s’étaient retirés à une table où le silence régnait. Quant à Alméo et Tobia, ils avaient repris la mer à la recherche de matériaux pour reconstruire Mercantîle. Une fois que Willy se fut envolé pour l’île du Dragon, nos deux amis s’installèrent une dernière fois à table.
- Plus question de partir aujourd’hui, Zelda… Lily, peux-tu nous héberger cette nuit ?
- Oui, le café n’a pas été trop endommagé. Je vais préparer les lits.
- Cinq lits, s’il-vous-plait. Nous restons aussi, si ça ne vous dérange pas ?
- Hum… D’accord…
Lily monta avec des draps propres et Gabriel rentama la conversation.
- C’est étonnant de voir une princesse partir à l’aventure… surtout si jeune !
- Vous n’avez pas l’air d’être plus vieux que moi !
- Si vous saviez, Princesse…
- Moi, je vais avoir 1286 ans.
Zelda regarda Kaïro avec des yeux ronds.
- Et moi, je vais avoir que 1274 ans.
- Heu… Nous sommes jumeaux ! Tu ne peux pas avoir 1274 ans ! Arrête de mentir !
- Mais t’es devenu sénile !
- Hein ? C’est moi, le sénile ? Ça va aller de traiter ainsi ton grand frère ?
- ON EST JUMEAUX ! JU-MEAUX ! Tu ne peux pas être plus vieux que moi !
- Raaah ! Ce que tu peux être sournois !
- Et toi, mesquin !
- T’es sournois !
- T’es mesquin !
- T’es sournois !
- T’es mesquin !
- Hé ho ! Vous allez vous arrêter ? Allez dormir ! Ça vous calmera !
Kaïro regarda son frère d’un regard noir et se résigna à obéir à Gabriel.
- Hum ! En tout cas, je suis le plus sexy !

Chapitre 23 : 2 + 3 = 5, le groupe s’agrandit.

Il ne fallut pas longtemps à Kotaro pour suivre son frère. Il ne restait donc plus que Zelda, Link et Gabriel. Comme Lily n’était toujours pas redescendue, nos trois amis supposèrent qu’elle était partie se coucher, elle aussi.

La Princesse et son chevalier se préparèrent pour leur voyage du lendemain. D’ailleurs, ils s’étaient mis d’accord sur le fait que plus vite ils auraient les trois perles, mieux ce sera pour l’archipel. Le nomade, quant à lui, écoutait avec attention.
- Donc, vous voulez faire revivre Hyrule ? Princesse, connaissez-vous le Désert Gerudo ?
- Oui. C’est une région désertique qui ne faisait pas partie d’Hyrule mais qui y était liée. Je conclus donc que la légende dont vous parliez tantôt était la légende Gerudo, n’est-ce pas ? Dans ce cas, aidez-nous à sauver Hyrule et partons à la recherche de votre futur roi ! S’il-vous-plait !
- D’accord.
Link, qui commençait à somnoler, se leva et dit :
- Parfait ! Allons, nous aussi, dormir car nous partons tôt demain !

Le lendemain matin, la petite troupe s’affairait – si on peut dire cela ainsi – près du quai. Link préparait le Lion Rouge pendant que Zelda rassemblait les provisions et, Gabriel, les munitions. Kaïro et Kotaro, quant à eux, passaient plus de temps à s’amuser qu’à aider.
- Mais vous ne savez pas arrêter de jouer cinq minutes ? On va bientôt partir !
- D’accord !
Mais ils ne stoppèrent pas pour autant au grand dam de Gabriel.
- Gabriel ! Zelda ! Tout est prêt ?
- J’en ai fini avec les provisions.
- À part les deux idiots, oui. Kaïro ! Kotaro ! On y va !
- Déjà ?
- Tu montes avec qui ?
- Dans le Lion Rouge avec Zelda et Link.

Nos cinq amis arrivèrent assez rapidement sur l’ile du poisson sans trop d’encombres. Malheureusement pour eux, l’île était déserte.
- C’est normal qui aie personne ?
- Bah, d’un côté, on cherche un poisson, il ne risque pas de se trouver sur une île
- Zelda, on devrait plutôt le chercher en mer, non ?
- Non, Gabriel ! L’arbre Mojo nous a dit que nous le trouverons sur l’île du poisson.
- Et cette île, c’est celle où nous nous trouvons exactement, rajouta Link.
- Bien ! Il ne devrait pas être loin alors… Kaïro ! Kotaro ! Survolez l’île pour essayer trouver ce poisson !
- Il doit être assez gros. Du moins, plus gros que nous !
- Merci pour cette précision, Zelda ! Euh… Ah oui ! INTERDICTION DE LUI FAIRE LE MOINDRE MAL ! COMPRIS ?
- Gabriel, c’est nécessaire de leur crier dessus comme ça ?
- Tu sais, Link ? Avec eux, il vaut mieux être très prudent ! Pendant ce temps, explorons l’île ! Peut-être trouverons-nous une grotte dans laquelle pourrait être notre gros poisson.

Nos trois aventuriers laissèrent la plage pour s’aventurer plus profondément dans l’île. Au fur et à mesure de leur progression, la flore devenait plus dense si bien qu’ils se seraient crû en plein milieu d’une forêt tropicale. Pas très loin d’eux coulait une petite rivière qu’ils pouvaient entendre. C’est d’ailleurs avec cette rivière que Link se repérait. Cependant, un problème se posa quand ils parvinrent en bas d’une petite falaise d’où le cours d’eau se jetait en cascade et la pente étant trop raide pour que quelqu’un puisse la grimper. Gabriel fit rapidement le tour pour trouver un moyen de monter pendant que Zelda reposait ses chers petits petons et que Link surveillait les alentours.
- Décidément, on joue de malchance, j’ai l’impression.
- L’arbre Mojo nous avait prévenus, Link ! Non ?
- J’espère que Gabriel trouvera un moyen de monter.
- Euh… J’ai rien trouvé.
- Mince !
Link regarda en l’air quelques instants.
- Si seulement on avait un grappin ou quelque chose dans le genre pour pouvoir escalader…
- Ou si seulement on avait deux adorables sorciers pour nous faire monter avec leurs balais…
Link et Gabriel regardèrent Zelda, surpris et complétement mauvais de ne pas avoir pensé à cette idée. Gabriel siffla après les deux autres Gérudos mais, au bout d’une quinzaine de minutes et de trois rappels, aucun des deux ne se montra.
- Ce n’est pas normal, ça ! Je me demande ce qu’il se passe.
- J’espère qu’ils ne se sont pas fait attraper par des patrouilleurs.
- Ne vous inquiétez pas, Princesse ! Je les connais, ils savent se défendre.
- En attendant, on se sait toujours pas comment gravir cette falaise, fit remarquer Link.
- A vrai dire…
Gabriel rangea son épée dans son fourreau et sortit un balai à la place. Link le regarda avec des yeux ronds.
- D’où tu sors ça ?
- Je suis un peu sorcier aussi, répondit Gabriel avec un sourire en coin. Mais je suis loin d’être expert en balai comme Kaïro ou Kotaro…
- Tant qu’on arrive au-dessus de cette falaise, ça ira !

Contrairement à ce qu’il prétendait, Gabriel volait plutôt bien et il n’eut pas trop de difficulté à monter Link et Zelda… A condition qu’il ne regarde pas en bas car le Gérudo était légèrement sujet aux vertiges. Une fois cette dernière déposée, Gabriel rangea son balai et ils reprirent la route. Enfin…
- Aaaaaah !
- Zelda !

Chapitre 24 : La grotte du grand Jabu-Jabu.

Zelda venait de s’engouffrer dans un trou juste devant Link et Gabriel qui n’avaient rien pu faire pour la rattraper. Ils se regardèrent et décidèrent de la suivre. Ils se retrouvèrent dans une grotte bizarrement claire. Pourtant la lumière du jour ne pouvait pas arriver jusqu’à eux. Comme ils n’avaient pas besoin de s’adapter à l’obscurité, ils se mirent tout de suite à la recherche de Zelda qui semblait avoir avancé tout en émettant diverses explications variées de la luminosité anormale de cette grotte.
- C’est de la magie ?
- Bah ça me parait bizarre d’utiliser de la magie pour éclairer une grotte comme celle-ci.
- Ce n’est surement pas Zelda qui a jeté ce sort.
- Comment peux-tu en être aussi sur ?
- Bah, elle a peut-être un potentiel magique mais elle n’a jamais lancé de sort de sa vie…
- Elle a peut-être eu des cours, non ?
- Euh… Non, j’ai suivi les même cours qu’elle. Je pense que ça doit être naturel pour finir…
- Parce que tu trouves que Ceci est naturel ?
Ils venaient d’arriver un embranchement. D’un côté, la grotte était sombre alors l’autre côté était « normalement » éclairé.
- Non… Pas du tout.
- Je maintiendrai donc que c’est Zelda qui a éclairé cette grotte pour que l’on puisse la suivre !
Gabriel ne le savait pas mais il se trompait à moitié. Si le chemin avait été illuminé, c’était bien pour les guider mais Zelda n’en était pas l’origine…

Après quelques bifurcations et autres embranchements, ils arrivèrent dans une grande salle ronde ressemblant à un cratère. Ils pouvaient enfin de nouveau voir le ciel qui commençait à rougir dehors. Au centre était creusé une sorte de pièce d’eau qui devait être reliée à la mer vu les différentes marques de marées. Dans un coin, Link remarqua la pauvre Zelda assise qui semblait s’être tordu la cheville mais qui avait été soignée. De l’autre côté, Kaïro et Kotaro, qui étaient eux aussi arrivés dans ce cratère, étaient assis dans un coin, ligotés et bâillonnés. Alors Que Link alla rejoindre Zelda, Gabriel s’occupa des deux énergumènes :
- Vous, vous m’avez désobéit !
- Non, on n’a pas attaqué de gros poisson.
- On a juste rencontré des hommes-poissons.
- On leur a demandé s’ils connaissaient un gros poisson.
- Et, bizarrement, ils l’ont mal pris.
- Ils se sont mis à nous attaquer.
- Et nous avons répondu.
- C’est une façon de raconter les choses.
Gabriel se retourna en entendant la voix tonitruante alors qu’émergeait un immense poisson et quelques créatures mi-humaines, mi-poissons. Link dégaina son épée sur le coup mais Gabriel le retient.
- Des Zoras ! Ils sont pacifiques ! Sauf si on les attaque !
Gabriel toisa les jumeaux et présenta ses excuses au gros poisson.
- Ce n’est pas grave ! Je vous attendais en réalité. Mais je ne pensais pas que vous seriez si nombreux ! Le jour est bientôt tombé, que diriez-vous de partager notre repas ?

Le diner se passa dans la joie et la bonne humeur. Les Zoras avaient d’ailleurs déjà oublié le mauvais comportement des jumeaux. Ces derniers, cependant, tendaient à croire à l’existence d’une certaine rancœur étant donné que le repas n’était composé que de poissons et de fruits de mer, choses dont ils avaient horreur. A la fin du repas, Le roi de Zoras, le gros poisson et nos cinq amis se rassemblèrent dans un coin pour parler des raisons de leurs venues… Après une brève présentation, bien sûr !
- Je suis ravi de vous voir enfin ! Je me présente : Laruto, Roi des Zoras. Et notre vénérable esprit des océans, Jabu-Jabu. Je suppose que vous devez être la Princesse Zelda et, vous, Link. La princesse et son chevalier servant acquiescèrent. Gabriel, lui, continua en voyant le regard interloqué du roi.
- Gabriel, fils du désert. Et les deux mages qui me tiennent compagnie sont Kaïro et Kotaro. Par contre, je pensais que les Zoras avait dû évoluer en piafs après le déluge.
Link regarda le Gérudo avec un regard mélangeant la perplexité et l’admiration pour ses connaissances. Zelda, elle, était tout simplement furieuse et jalouse de ne pas avoir pu poser la question la première.
- Il est vrai qu’une partie de mon peuple à évoluer afin de ne plus vivre sous l’eau mais une autre partie s’est exilée dans d’autres eaux afin d’attendre le retour d’Hyrule.
- Dites, combien de personnes été prévenues de notre arrivée ? Par que la liste commence à se faire un peu longue !
- Je ne saurais vous répondre…
- Dites, Roi Laruto, Pouvez-vous nous en dire plus sur l’histoire de votre peuple ?
Les jumeaux éclatèrent soudainement de rire devant la scène. Gabriel regardait Zelda avec des yeux ronds tandis de cette dernière affiché avec un air hautain sa fierté d’avoir été la plus rapide. Link, assis entre les deux, commençait à ne plus trop savoir où se mettre et préféra dévier la conversation que de risquer un échange de balles entre ses deux voisins.
- Je ne suis pas sûr qu’on ait le temps, on doit tout de même aller chercher cette troisième perle et…
- Ne vous inquiétez pas, coupa Jabu-Jabu. La perle se trouve d’en l’endroit le plus sûr que je connaisse !
- Ah ! D’accord, ajouta Link visiblement à court d’idée.
- Bien… Comment commencer ?

Alors que le seigneur du Malin régnait en maitre sur la Province. Le Roi implora les déesses et leur demanda de sauver le Royaume. Cependant c’est une malédiction que lancèrent les êtres puissants. Un déluge commença et Hyrule fut plongé dans un état second… Comme un purgatoire.

A cette époque régnait un Prince Zora dont le Frère était conseiller. Ils étaient en très bon terme jusqu’au jour fatidique de la submersion. Les eaux qui inondèrent Hyrule étaient marquées de la triste marque des déesses et les Zoras n’étaient plus en mesure de vivre dans leur élément. Deux solutions furent proposées par les deux frères et leur désaccord enclencha une terrible confrontation entre ses deux derniers. Aucun des deux ne voulut céder à l’autre si bien que le peuple fut scindé en deux. La première partie suivit l’ainé dans les cieux et évolua pour vivre dans leur nouvel élément. L’autre s’exila avec le conseiller dans des eaux où le malheur ne les touchait pas. Quoi qu’il en soit, le peuple Zora n’oublia jamais sa tache première : servir la famille royale.

- Cela explique bien des choses !
- N’est-ce pas ?
Gabriel et Zelda étaient en pleine réflexion tandis que les jumeaux dormaient à l’heure qu’il est. Link, lui, commençait à se sentir un petit peu seul et décida de remettre tout le monde sur les rails.
- C’est bien beau tout ça mais vous n’oubliez pas un peu la perle ?
- Non, Link, ne t’en fais pas, répliqua aussitôt Zelda alors que Gabriel essayait tant bien que mal de réveiller les deux endormis. Mais il faut d’abord que Le vénérable Jabu-Jabu nous dise où il a caché la perle !
- Ne vous inquiétez pas pour ça ! Je vais vous dire où elle est mais vous risquez d’être un peu surpris quand vous saurez là où vous devrez vous rendre !

Chapitre 25 : L’ancienne fontaine des fées

Zelda fit une grimace :
- Pourquoi j’ai l’impression que ça ne va pas me plaire ?
- Il n’est pas si affreux que ça ? Vous pensiez à quoi ?
- Au pire ? Votre estomac…
- Pas du tout ! Je l’ai fait une fois, il y a longtemps mais ils avaient tellement secoué mon estomac que j’ai été malade durant deux mois ! Pas question de recommencer !
Link et Gabriel n’osaient pas commenter. Ils restèrent dans leur coin à savoir comment la princesse pouvait arriver à l’idée de l’estomac.
- Elle se trouve au commencement, à l’endroit qui annonce un renouveau et un nouveau départ. Elle se trouve sur l’île de l’Aurore
- L’île de l’aurore ?!
- On pouvait pas nous le dire avant ?
- Penses-tu ! Ça aurait été malheureusement trop facile, Link !
- Laissez-nous deviner, vous êtes déjà passé par cette île ?
- Hum… Je peux récupérer votre attention ? Merci ! Je disais que la perle se trouve dans l’ancienne fontaine des fées de l’île de l’Aurore.
- Il faut foncer récupérer la perle alors !
Gabriel tapota l’épaule de Link et pointa du doigt le ciel noir encre incrusté d’étoiles plus scintillantes les unes que les autres.
- Mouais… On va peut-être dormir un peu avant !

La nuit se passa sans aucuns problèmes. Encore une fois, les Zoras proposèrent une nouvelle fois du poisson à nos jeunes amis pour déjeuner (de nouveau au grand malheur des jumeaux). Il ne fallut pas trop réfléchir non plus à la manière de sortir de la grotte. Les jumeaux s’envolèrent avec Link et Zelda tandis que Gabriel plongeait avec le roi. Ils se rendirent tous près du Lion Rouge et prirent mer en direction de l’île de l’Aurore. Le voyage se déroula paisiblement lui-aussi. Surtout grâce à Kaïro et Kotaro qui s’amusait à faire « d’élément-ball », ce qui décourageait tous les ennemis alentours… Ils débarquèrent discrètement sur l’île (le guetteur dormait) et montèrent sur la colline afin d’avoir une meilleure vue sur l’île. Ils ne tenaient pas à mettre au courant les habitants afin de ne pas mettre au courant un éventuel espion.
- Je me demande où peut bien se trouver cette maudite fontaine ?
- Moi aussi, Link… Cependant… Quelque chose me dit qu’il y avait un pont et qu’il reliait cette montagne au bois qui se trouve là-bas !
Zelda hocha de la tête pour approuver ce que Gabriel venait de dire. Elle demanda aux jumeaux de bien vouloir les déposer à l’entrée du bois. Une fois de l’autre côté en étant sûrs que personne ne les avaient remarqués, ils entrèrent dans le bois luxuriant et commencèrent les fouilles. Malheureusement, l’entrée de l’ancienne fontaine des fées était très bien dissimulée…
- Link ! Gabriel ! Je n’en peux plus ! Je fais une pause !
- Ne vous en faites pas, Princesse ! Au moins, vous, vous nous aidez !
Gabriel toisa les jumeaux qui baillaient aux corneilles à l’ombre de quelques arbres, couchés sur un énorme rocher…
- Tiens, je crois qu’ils ont trouvé l’entrée en fait… Link, tu as des bombes ?
Link déposa une bombe alors que les deux sorciers étaient encore endormis sur la pierre. Cette dernière explosa rapidement et le souffle envoya voler les deux paresseux.
- On aurait pu les réveiller, non ?
- Non, ça leur apprendra !
- J’aime ton raisonnement, Gabriel !
- Au moins, on a trouvé l’entrée !

Ils descendirent dans la fontaine asséchée. Cette dernière était complètement délabrée par le temps cependant, tout au fond de ce qui restait de la caverne brillait encore une toute petite lumière.
- Vous croyez que c’est une fée ?
- Je sais pas mais j’ai l’impression que ce truc veut qu’on le suive !
La lueur s’engouffra dans un tunnel qui était, il n’y avait encore peu de temps, dissimulé dans l’ombre. Nos amis déboulèrent aussitôt à l’entrée d’un immense labyrinthe.
- Ah ! On fait comment maintenant ?
- Si au moins, la lueur ne s’était pas barrée !
- Et pas moyen de passer par au-dessus ! On se cognerait la tête au plafond…
- Il nous reste plus qu’à avancer normalement et ne pas se perdre !
- On n’a qu’à mettre nos mains sur le même mur comme ça, on sera sur de sortir de là quoiqu’il arrive même si ça va prendre du temps !
- Par rapport aux bois défendus, je pense que ça ne sera pas trop compliqué…

Link avait raison, le labyrinthe se montrait moins difficile que les bois défendus… Cependant ils n’avaient pas prévu la disparition des deux sorciers…
- Kaïro ! Kotaro ! Répondez !
- Où êtes-vous ?
- Comment on a pu les perdre ?
- Les connaissant, je me demande pourquoi je ne l’ai pas senti venir, surtout ! On finira par les retrouver de toute façon ! Continuons d’avanc…
- Grraaaa !
- C’était quoi ça ?
- Je ne sais pas mais je pense que ce cri et la disparition des deux zouaves sont liés ! Fonçons !

Zelda, Link et Gabriel courraient dans ce dédale tout en étant poursuivis par les grognements de plus en plus sonores. Ils finirent enfin par trouver la sortie du labyrinthe où les attendaient la petite lueur et les jumeaux inconscients. Soudainement, ils entendirent un nouveau grognement très proche et des souffles d’air chaud dans leurs dos. Ils se retournèrent pour apercevoir une immense créature au corps humain mais à la tête de taureau.
- On fait comment, maintenant ?
- Je crois qu’on n’a pas vraiment le choix ! On le combat ! Princesse, reculez près de cette lumière rapidement !
Les deux épéistes s’armèrent de leurs épées mais Le Gérudo fut propulsé contre la paroi de la grotte. L’hylien essaya de porter plusieurs coups mais il ne faisait que chatouiller l’énorme monstre. Il n’y avait donc rien à faire ?
- Link ! Essayez les bombes pour étourdir cet horrible monstre !
- Bonne idée !
Link balança une bombe sur la tête du monstre mais elle roula et explosa trop loin de lui… L’idée était bonne mais…
- Link ! Essaye de la lui faire avaler quand je lui donne un coup sur le pied !
Gabriel se lança sur le monstre et planta son épée dans le pied de ce dernier. Alors qu’il tenait son pied en hurlant tandis que Link essayait de viser sa bouche. Malheureusement, il la rata et le monstre propulsa à nouveau le Gérudo contre un mur.
- Décidément, Cette chose m’en veut !
- Recommence et cette fois-ci, je l’ai !
Gabriel récupéra son épée et la replanta dans le pied de la bête qui recommença le même manège que la première fois. Link, quant à lui, avait déjà sorti une bombe et s’apprêtait à la lancer dans la gueule du monstre. Il réussit et la monstrueuse créature avala la bombe qui explosa dans son estomac, l’étourdissant et la mettant à terre. Link et Gabriel se rejoignirent alors pour porter un coup de grâce. L’ennemi succomba au coup et s’évapora dans les airs, laissant nos héros avec la petite boule lumineuse…

Chapitre 26 : Ne regardez pas le renard qui passe…

Link et Gabriel tentèrent désespérément de ramener les jumeaux toujours inconscients. Ils décidèrent à leur grand dépit de les porter pour suivre la petite lumière avec Zelda à la traine, observant avec attention les runes gravées par-ci par-là. La deuxième salle ressemblait à peu près au premier dédale mis à part que la disposition du labyrinthe était différente et les repères moins marqués. S’orienter était donc plus difficile et il fallait absolument pour nos amis éviter de perdre la luciole de vue alors que cette dernière décidait d’accélérer la cadence de plus en plus.
- Décidément ! On va finir par mourir essoufflés si ça continue !
- Je plains Zelda avec sa robe ! Et ces deux idiots commencent à peser lourd !
- …
- On a perdu Zelda !
- Mais c’est pas possible !
- Mais non, je suis là ! Je suis juste intriguée par ce renard blanc qui n’arrête pas de nous suivre…
- Un renard blanc ?
Tous trois s’arrêtèrent pour observer le petit animal de couleur neige. Etait-ce un nouveau boss à battre ? Non, il avait l’air bien trop inoffensif physiquement… par contre…
- C’est malin ! Vous ne sortirez jamais de ce labyrinthe !
- C’est qu’il parle en plus ?!
- Je pense qu’après les arbres, les hommes poisons et j’en passe, tu ne devrais plus être étonné Link…
- Pas faux, Zelda…
- Vous m’écoutez au moins ?
- … Mais il avait l’air normal ce renard !
- On dit pourtant que les apparences sont trompeuses !
- Oh ! Link, Gabriel ! C’est juste un renard à part des autres !
- Hé ho ! Je suis là ! Ecoutez-moi !
- Vous n’allez pas commencer à polémiquer là-dessus !
- On ne polémique pas, je te rassure ! Je dis juste que Link devrait être moins crédule !
- Moi ? Crédule ? Et puis quoi enco…
- SILENCE !!!
- …
- …
- …
- C’est mieux ! Je disais donc que vous n’arriverez jamais à sortir d’ici ! A moins que vous ne m’attrapiez ! Hi hi hi hi hi !
Le renard s’enfuit alors à toute vitesse laissant nos héros en plan, encore choqués par les événements. Après un petit moment de réflexion :
- On devrait lui courir après ?
- Je pense que si…

Zelda resta sur place pour rester avec les jumeaux tandis que Link et Gabriel parcourait les couloirs du dédale à la recherche du petit renard blanc sournois. Malheureusement pour eux, le renard connaissait très bien les lieux et s’amusait à les faire tourner en bourrique en apparaissant d’un côté puis de l’autre si bien que les deux amis étaient maintenant séparés et perdus. Pendant ce temps, Zelda aidait Kaïro et Kotaro qui commençait à émerger et prenait le temps de leur expliquer les incidents.
- Donc… On attend que Gabi et l’homme-vert attrapent un renard blanc qui parle pour qu’il nous indique la sortie ? On ferait mieux d’avancer et d’essayer de trouver la sortie, non ?
- J’avais la même idée…

- Si seulement je savais où il a bien pu passer… Je l’étranglerai ! Trois fois que je le vois, trois fois qu’il disparait dans un cul-de-sac !
- D’accord, si tu veux je change de tactique !
Link se précipita dans le dédale à la poursuite du renard narquois, en essayant de cartographier mentalement l’endroit mais, sans repères, la tâche n’était pas aisée. Il se contenta donc de suivre simplement l’animal.
- Tu ne m’attraperas pas !
- Oh que si je t’attraperai !
Le renard prit soudainement un virage et… BAM !
- Link ? Tu peux faire attention où tu cours ?
- Gabriel ? Et le renard ?
- Je ne l’ai pas vu !
- Il a encore disparu ? Rrrrrrr !
- Non, je suis ici !
- Viens ici que je t’attrape !
Link se relança à l’assaut tandis que Gabriel se relevait pour entendre derrière lui :
- Non, je suis là !
- Uh ? Comment il a fait ? Ils sont plusieurs où quoi ?

- Je me demande si on arrivera a trouvé la sortie…
- Ne t’en fais pas ! Il ne faut jamais baisser les bras ! J’aimerais par contre arriver à lire ces runes mais je n’y arrive pas… Ce n’est pas de l’hylien en tout cas !
- Ca serait du Zorien ?
- Ne dis pas de bêtises, idiot ! Les Zoras parlaient Hylien à l’époque ! Il doit choisir d’une des langues fondatrices !
- Le Célestien ?
- Je pense que ça en fait partie mais les cours que nous donnaient les prêtresses Gérudos datent un peu donc je ne saurais pas t’aider ! Et ce n’est certainement pas lui qui va nous aider !
Kotaro toisa son frère tout en donnant un coup dans un pauvre caillou qui était au mauvais endroit au mauvais moment.
- Comme ça ! Je me rappelle très bien des cours ! On a même eu une partie sur le Minish !
- Le Minish ?
- Mouais ! La langue des Minish, un peuple pro… Ce n’est pas le renard que Link et Gabi doivent attraper ?
L’apostrophé regarda avec insistance les trois personnages et s’enfuit à toute vitesse, ne leur laissant pas le temps de réagir. De toute façon, ils n’avaient pas envie de lui courir après… Le poursuivit le remarqua rapidement et revient sur ces pas.
- Vous n’essayez pas de m’attraper ?
- A quoi bon ? On préfère essayer de trouver la sortie !
- Mais sans moi vous n’y arriverez jamais !
- Et ben, on essaye quand même ! Fiche le camp maintenant !
Le ton de Kotaro était sec, il voulait bien montrer qu’il avait autre chose à faire que de s’occuper d’un vulgaire renard. Il passa devant ce dernier, au regard triste, d’un pas déterminé suivi d’une Princesse et d’un Kaïro hésitant. Le renard, lui, commençait à pleurer...
- Bouhouhou ! Personne ne veut jouer avec moi ! J’en ai marre d’être seul…
- Tu veux juste que l’on joue avec toi, demanda la Princesse en se retournant.
- Oui ! Ca fait tellement longtemps que je suis seul ici… Je voulais juste m’amuser un peu !
- Ooh ! Je suis désolée ! Mais on n’est pas venus pour jouer avec toi ! On a quelque chose d’important à récupérer ici ! Mais si tu veux, tu pourrais venir avec nous et on jouerait ensemble plus tard. D’accord ?
La Princesse s’approcha du renard avec un grand souris aux lèvres et sécha les larmes de l’animal.
- Comment t’appelles-tu ?
- Isatis.
- Enchantée Isatis ! Moi, c’est Zelda ! Et si tu nous aidais à sortir de ce labyrinthe ?
- Il suffit plutôt que je le fasse disparaitre.
Et il s’exécuta. Tous les murs disparurent faisant apparaitre la vraie nature de la pièce : Une salle du trône ! Cependant, à la place du trône se trouvait un piédestal sur lequel attendait gentiment la perle de Nayru en compagnie de la petite boule de lumière.

Chapitre 27 : Les trois îles triangulaires.

Gabriel s’empara rapidement de la perle et la brandit en signe de triomphe. - Bon… Maintenant que certains mystères ont été résolus, dit-il en toisant le renard, et que nous avons récupéré votre perle, il ne me reste que deux questions en bouche : Quelle est cette chose et où va-t-on ensuite ?
Le Gérudo pointa la petite boule lumineuse qui ne faisait que monter et descendre comme une montgolfière.
- En effet, c’est troublant !
Link s’approcha de la petite boule quand un léger rire aigu retentit doucement dans la pièce suivi de la disparition de la lueur flottante.
- …
- Ca nous aide, ça !
Link se tourna vers le renard
- Tu sais ce que c’était ?
- Non pas du tout…
- Dommage ! Allez, sortons d’ici !

Le retour sur la plage ne fut pas trop difficile (Quoi que… Allez faire tenir un renard sur un balai, vous !) alors que le soleil était en train de se coucher. Au loin, ils pouvaient voir le Lion Rouge parler tranquillement avec Thalès.
- Vous êtes là ! La perle était donc de nouveau ici ! Mettez-la à l’abri et venez manger un bout chez moi…
Thalès regarda la bande qui s’était agrandie depuis leur dernière visite…
- Mouais… Faudra juste se serrer la ceinture, je n’avais pas prévu pour autant de monde !
- Faudrait qu’on fasse attention, princesse, car on a du mal avec la notion du temps, on dirait...
- Tu as remarqué aussi Link ?
- Vous n’êtes pas les seuls, rajouta Gabriel.
- Je viens aussi de me rendre seulement compte que j’avais faim.
- Je me demande si ce n’est pas le mal qui serait en train de prendre des forces et d’affecter la région…
Link et Gabriel regardèrent Zelda d’un œil inquiet… Ils n’avaient aucun doute sur le fait qu’elle avait surement raison… Ils arrivèrent finalement chez Thalès ou la nourriture était sur le point de déborder de la table.
- Et il va falloir se serrer la ceinture ?

Le lendemain matin, Link fut le premier à se réveiller en compagnie du renard blanc. Il se disait que Zelda était bien gentille mais qu’allait-il faire de cet animal qui allait plus les gêner qu’autre chose. Alors qu’il préparait le Lion Rouge pour leur prochain voyage, son attention fut attirée par un ballon s’approchant tout doucement de lui.
- M’sieur ! M’sieur ! Vous voulez bien nous renvoyez le ballon ?
L’Hylien réfléchit quelque seconde et proposa au renard d’aller leur rendre le ballon et d’aller jouer avec les enfants. Quand il eut terminé, Zelda vient le rejoindre tout en observant le petit renard s’amuser comme un fou avec les enfants.
- Il sera bien ici !
- Oui ! De toute façon, il aurait dû rester ici. Il n’aurait pas supporté de voyager avec nous.
- Tu es sur ? Il se serait bien entendu avec les jumeaux !
- Trop même…
La princesse soupira.
- D’accord, je lui parlerai !

Au moment de partir, Thalès vint dire au revoir au groupe. Zelda lui demanda alors en aparté s’il acceptait de s’occuper du petit renard puis revint vers ce dernier pour lui parler sérieusement :
- Tu sais, je t’ai promis de faire en force que tu ne sois plus seul ?
- Oui.
- Mais je ne suis pas sûre que tu puisses venir avec nous… Tu t’ennuierais à force.
- Mais…
- Attends ! Je te propose de rester vivre ici avec M. Thalès et de t’amuser avec les enfants de cette île. Tu t’amuses bien avec, non ?
- Si.
- M. Thalès est d’accord pour te garder ! Et c’est promis, on reviendra te voir de temps en temps ! Le renard regarda le vieil homme et les enfants avant de baisser la tête.
- D’accord
A la grande surprise du renard, les enfants sautèrent de joie, ce qui remit de la joie au cœur de l’animal ainsi qu’à celui de la princesse. Elle savait au fond d’elle que c’était la meilleure solution… Dommage, elle l’aimait bien ce petit renard blanc…
- Bon ! En route, la troupe !

De nouveau en mer, Lion rouge leur expliqua qu’il fallait rejoindre les trois iles triangulaires afin d’y déposer les perles pour faire émerger la tour des dieux. Cependant, le bateau n’était pas rassuré par l’idée que des patrouilleurs surveillent les îles afin de les empêcher d’avancer…
- Ne t’en fais pas… Les jumeaux vont recommencer leur partie d’élément-ball ! Dès qu’ils verront les boules de feu et de glace voler dans tous les sens, je ne suis pas sûr qu’ils resteront dans le coin !
Et Gabriel n’avait pas tort : Kaïro et Kotaro reprirent leur jeu et envoyèrent des boules dans toutes les directions, ce qui effraya la majorité des bateaux, la minorité ayant coulé. Zelda s’empressa de déposé la perle. Et ils repartirent d’aussitôt… En laissant Kotaro pour surveiller !
- Des que tu vois la tour, tu nous rejoins là-bas !
Le voyage jusqu’à la deuxième île fut un peu plus compliqué. Bien sûr, des boules de feu volaient encore un peu partout mais c’était déjà moins inquiétant que le duo flammes-glace. Pour compenser, Link tirait de temps à autres avec le canon. Une fois arrivé, Gabriel déposa la perle et Kaïro s’empressa de la garder
- Plus qu’une ! Dépêchez-vous que je puisse vous rejoindre !
Plus facile à dire qu’à faire ! Les jumeaux n’étant plus là pour protéger le bateau, c’est tant bien que mal qu’ils arrivèrent sur la troisième île. Link déposa rapidement la perle et c’est alors que la statue se mit à bouger. Elle brandit la perle et un rayon alla réveiller la deuxième statue qui tandis à son tour sa perle. Idem pour la troisième et le rayon revient sur la première pour former un triangle équilatérale. Au passage, Le retour provoqua une légère explosion qui propulsa Link sur l’immense tour qui émergeait au centre du triangle.
- Ne t’en fais pas, dit le Lion rouge à une Zelda partagée entre la surprise et la peur alors que Gabriel était hilare, je sais où il a amerrit. C’est toujours la même chose.
- Ah…

- Ca va, Link ?
Le Lion Rouge s’était empressé de rejoindre l’Hylien flottant mais légèrement sonné. Zelda essayait vainement de remonter le poids mort alors que le Gérudo était toujours écroulé de rire. Ils furent rapidement rejoints par les jumeaux qui furent encore plus hilares que leur comparse. Zelda, qui essayait inutilement de garder son calme, essaye de s’entretenir avec le Lion Rouge tout en gardant la tête du chevalier hors de l’eau.
- Où sommes-nous ? Serait-ce la tour des dieux ?
- Exact ! L’heure du jugement approche mes enfants ! Je vais pouvoir vous accompagner mais pas longtemps. Quoiqu’il arrive, montrer toujours que vous êtes bons et déterminés ! Et, bon sang ! Quelqu’un peut le remonter ? Merci, Gabriel ! Bon… Entrons maintenant…

A Suivre...


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